@Informateur.ci- La Direction générale des Impôts (DGI) rassure les contribuables. La facture normalisée électronique (FNE) ne constitue en aucun cas un impôt supplémentaire. C’est le message délivré mardi 24 février 2026 à Abidjan par Guillaume Aka, conseiller technique du directeur général des Impôts.
Invité de l’émission « Tout savoir sur… » organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), il a tenu à dissiper les inquiétudes entourant la mise en œuvre de cet outil numérique. « Ce n’est pas un impôt de plus », a-t-il insisté, précisant que la FNE vise avant tout à améliorer la traçabilité des transactions commerciales et à garantir une contribution équitable de chaque acteur économique, proportionnellement à ses revenus.
Introduite comme la version dématérialisée de la facture papier instaurée en 2005, la facture normalisée électronique s’inscrit dans la stratégie de digitalisation progressive engagée par l’administration fiscale ivoirienne. Elle ambitionne de moderniser les pratiques, tout en renforçant la transparence dans les échanges commerciaux.
Selon Guillaume Aka, la FNE constitue un levier efficace pour lutter contre la fraude, l’évasion fiscale et l’expansion de l’économie informelle. En sécurisant les transactions et en centralisant les données au sein d’une base commune, le dispositif permet également d’élargir l’assiette fiscale sans créer de nouvelles charges. Au-delà de l’enjeu fiscal, la réforme présente des avantages opérationnels pour les entreprises. Elle devrait contribuer à réduire les coûts administratifs, simplifier l’archivage et améliorer le suivi des factures.
L’utilisation d’un système harmonisé pourrait aussi limiter les contentieux liés aux divergences de documents.
Pour la DGI, la facture normalisée électronique se positionne ainsi comme un instrument de modernisation économique, au service de la compétitivité des entreprises et de la justice fiscale. Un outil présenté non pas comme une contrainte supplémentaire, mais comme un mécanisme structurant pour l’économie nationale.
Yannick KOBO













