@informateur.ci- Près de 700 personnes ont été interpellées à travers la Côte d’Ivoire pour avoir participé à des manifestations interdites par les autorités, selon le procureur de la République, Oumar Braman Koné. Ces rassemblements étaient liés à la contestation de la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat, à quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre prochain.
Le jeudi 16 octobre, 32 manifestants ont comparu devant le tribunal. D’après leur avocate, Me Roselyne Serikpa, 26 d’entre eux ont été condamnés à 36 mois de prison ferme pour « troubles à l’ordre public », tandis que les six autres ont été relaxés ou condamnés avec sursis.
La défense dénonce des procédures expéditives et un climat de répression croissant à l’approche du scrutin. Selon Me Serikpa, 105 autres personnes doivent encore être jugées la semaine prochaine à Abidjan.
Les autorités ivoiriennes affirment, de leur côté, que ces arrestations visent à préserver l’ordre public et à éviter les débordements. L’opposition, elle, dénonce une atteinte grave aux libertés publiques et appelle à la libération immédiate des détenus.
Yannick KOBO












