@informateur.ci- Dans une déclaration rendue publique ce lundi 4 août 2025, le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a vigoureusement réagi à la diffusion télévisée des aveux d’individus se présentant comme ses militants, accusés d’actes de vandalisme à Yopougon dans la nuit du 1er au 2 août.
Selon le communiqué signé par Jean Gervais Tchéidé, Secrétaire général et porte-parole adjoint du parti, les personnes concernées ont été enlevées par des hommes encagoulés, puis détenues dans des lieux tenus secrets, sans possibilité pour leurs avocats de les localiser ni de leur offrir une assistance judiciaire légale. Les démarches entamées auprès des commissariats, brigades et du parquet sont restées vaines, indique le PPA-CI.
Pour le parti de Laurent Gbagbo, les déclarations diffusées à la télévision nationale sont des « aveux-spectacles » obtenus dans des conditions illégales, qui violent tant la Constitution ivoirienne que le Code de procédure pénale. Le PPA-CI pointe une atteinte flagrante à la présomption d’innocence et au secret de l’instruction.
Plus grave encore, le PPA-CI affirme que ces aveux pourraient être le fruit de tortures ou de traitements inhumains infligés à ses militants pour leur faire porter la responsabilité de faits qu’ils n’ont pas commis. Il qualifie ces pratiques de « méthodes fascistes dignes d’un régime totalitaire », et accuse le pouvoir en place, le RHDP, d’en faire un usage récurrent depuis 2011.
Le parti assure documenter ces violations des droits humains, avec l’objectif de les soumettre aux instances internationales compétentes.
En soutien à ses militants «arbitrairement enlevés», le PPA-CI réaffirme sa solidarité, tout en appelant ses partisans et la population ivoirienne à rester mobilisés face à ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation. Le communiqué conclut en dénonçant les ambitions présidentielles du chef de l’État, qu’il accuse de vouloir briguer un quatrième mandat en violation de la Constitution.
Yannick KOBO












