@informateur.ci- À la veille de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé, ce mercredi 6 août 2025, une nouvelle de portée historique : le tambour-parleur “Djidji Ayokwe”, trésor culturel du peuple Atchan, sera restitué à la Côte d’Ivoire d’ici la fin de l’année.
«Bâtir l’avenir, c’est aussi préserver notre histoire, nos traditions et notre patrimoine culturel. Je me réjouis donc du retour imminent du tambour-parleur ‘Djidji Ayokwe’, symbole ancestral du peuple Atchan, arraché il y a plus d’un siècle et qui revient enfin sur sa terre grâce à une diplomatie active », a déclaré le chef de l’État dans son adresse à la Nation.
Le “Djidji Ayokwe” est bien plus qu’un instrument de musique. Ce tambour sacré, aux quatre couleurs représentant les principales fratries du peuple Atchan (Tchaman), servait autrefois de moyen de communication entre villages. Ses sonorités variées permettaient de transmettre des messages codés, notamment lors de situations de résistance contre la colonisation. Arraché en 1916 par l’administration coloniale française, ce tambour est depuis conservé au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac à Paris.
Le processus de restitution s’est accéléré ces derniers mois, porté par la volonté des autorités ivoiriennes et soutenu par une dynamique diplomatique entre Abidjan et Paris. Le lundi 17 juillet 2025, l’Assemblée nationale française a voté à l’unanimité une loi autorisant la restitution du “Djidji Ayokwe” à la Côte d’Ivoire.
Le retour de ce tambour-parleur, hautement symbolique, marque une étape majeure dans la reconquête du patrimoine culturel africain dispersé à travers le monde. Il témoigne également d’un renouveau des relations entre la France et ses anciennes colonies sur les questions mémorielles et patrimoniales.
Le “Djidji Ayokwe”, véritable témoin de l’histoire des Tchaman, retrouvera ainsi sa terre d’origine après plus de cent ans d’absence, incarnant une victoire pour la mémoire, la culture et la dignité du peuple ivoirien.
Djah OPELY












