@informateur.ci- Qu’un élément des forces de l’ordre en formation ou en exercice soit radié du corps pour des manquements et des inconduites, cela se conçoit plus aisément. Car il y a des brebis galeuses dans tous les corps de métier. Mais en Côte d’Ivoire, ce sont des vagues entières de radiations qui touchent souvent la gendarmerie et la police. Le cas le plus récent est édifiant. Des élèves gendarmes, au nombre de 102, ont été radiés de l’école de gendarmerie de Toroguhé à la suite de contrôles médicaux et toxicologiques ayant révélé une consommation de drogues.
Selon le communiqué officiel de la Gendarmerie nationale ivoirienne publié en ce mois d’octobre 2026, la mesure concerne précisément 62 élèves à Toroguhé et 40 autres à l’école d’Agbékoi à Abidjan. Soit un total de 102 radiés. Les analyses toxicologiques approfondies ont révélé des traces de substances prohibées telles que le cannabis, le tramadol et ses dérivés, ainsi que de la cocaïne. Toutefois, la gendarmerie ne porte pas la responsabilité de la présence de ces substances au sein de l’institution. La gendarmerie a formellement précisé que cette consommation était antérieure à leur incorporation.
Les faits ne se sont donc pas déroulés au sein de l’école, mais les résidus de ces drogues ont été détectés lors des examens médicaux de contrôle obligatoires durant la formation commune de base. Ce qui est contraire à la règle de l’institution. Ce que ces élèves gendarmes ignoraient sans doute, c’est que la réussite au concours d’entrée ne garantit pas une intégration définitive. Le processus de sélection se poursuit pendant la formation avec des étapes éliminatoires, l’institution appliquant une politique de tolérance zéro envers les stupéfiants pour garantir la moralité et la discipline des forces de sécurité. D’où la radiation des 102 élèves gendarmes. Mais la consommation de drogues semble être le péché mignon de certains élèves gendarmes, car ce n’est hélas pas la première fois que cela se produit.
La haute hiérarchie, par la voix du Commandant supérieur de la gendarmerie, le Général Alexandre Apalo Touré, avait rappelé la règle de tolérance zéro. » Zéro drogue et zéro alcool » au sein de l’institution. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure…
Faut-il le rappeler, en juin 2025, plus de 120 élèves gendarmes des écoles de Toroguhé et d’Abidjan avaient déjà été exclus dans le cadre d’une politique de tolérance zéro contre la drogue. Des tests de dépistage et de contre-visite médicaux, notamment pour du cannabis et d’autres stupéfiants, avaient été réalisés de façon inopinée dans le cadre d’un contrôle de discipline et de moralité.
La haute hiérarchie, par la voix du Commandant supérieur de la gendarmerie, le Général Alexandre Apalo Touré, avait rappelé la règle de tolérance zéro. » Zéro drogue et zéro alcool » au sein de l’institution. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure…On note aussi des cas fréquents de radiation de sous-officiers pour »faute contre l’honneur ». En septembre 2026, trois sous-officiers, Maréchaux des Logis, ont été radiés de la Gendarmerie nationale pour » faute contre l’honneur », pour implication ou manquement liés à l’opération de lutte contre l’orpaillage illégal.
Mais ce fléau touche aussi la police nationale. En Côte d’Ivoire, plusieurs cas de radiation ou de sanctions concernant des élèves policiers, femmes et hommes, ont marqué l’actualité de la police. On se rappelle la sulfureuse affaire d’août 2018. Quatre (4) jeunes filles de l’École de police d’Abidjan avaient été radiées des effectifs après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux jugée dégradante et contraire à la moralité de l’institution. Elles s’étaient illustrées de façon inconvenante. En novembre 2022, quinze (15) élèves sous-officiers de police avaient été radiés des effectifs pour des violations graves des règlements intérieurs. En mars 2024, une élève officier de police de l’École de police de Korhogo avait été radiée de ses effectifs pour l’utilisation d’un faux diplôme.
Rebelote en en septembre 2024, à l’Ecole de police d’Abidjan, lors de la cérémonie de sortie de promotion (2022-2024). Sept (7) élèves policiers ont été officiellement radiés, dont six (6) pour faux diplômes (lors du concours direct à Abidjan et à Korhogo) et un (1) pour motif disciplinaire à Abidjan. La liste est suffisamment longue pour que cela s’arrête. Concernant les cas de toxicomanie, il va sans doute falloir, pourquoi pas, effectuer des tests avant le concours d’entrée.
Sir ALFRED












