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10 ans après le virus Ebola : Les Ivoiriens continuent de se délecter de la ‘’viande de brousse’’, malgré la surenchère

29/05/2025
dans Reportages
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@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, impossible d’enlever aux populations leurs habitudes alimentaires fortement ancrées dans les traditions culinaires séculaires en ce qui concerne la consommation des animaux sauvages dite ‘’viande de brousse‘’. L’appétit des fins gourmets ivoiriens a survécu à la crise de la maladie à virus Ebola qui en 2014, avait entrainé l’interdiction de ce mets bien prisé. A Abidjan comme ailleurs dans le pays, on continue de se délecter de la viande de brousse, en dépit de la surenchère sur les prix. Nous avons fait un tour sur les marchés.

En Côte d’Ivoire, rien ne peut visiblement venir à bout des habitudes alimentaires en ce qui concerne la consommation de la  viande de brousse. Même pas la redoutable maladie à virus Ebola qui, en 2014, avait poussé le gouvernement à prendre des mesures sanitaires drastiques pour protéger les populations, notamment la consommation des animaux sauvages qui sont le vecteur de la maladie, suite à l’alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui avait déclaré la maladie à virus Ebola comme étant une Urgence de Santé Publique de Portée mondiale.

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  • Les cause de la hausse des prix

Consommer la viande de brousse est tout simplement une seconde nature pour les ivoiriens. Plus de 10 ans après les mesures contre le virus Ebola, le commerce de la viande d’animaux sauvages reste une réalité quotidienne sur les marchés et les espaces dédiés à leur vente. Le samedi 24 mai 2025, nous nous sommes rendus au Marché Gouro de Yopougon Siporex, à l’endroit réservé aux vendeuses et aux acteurs de ce commerce, derrière les locaux de l’Inspection du travail. C’est une sorte de marché de gros de la viande de brousse. On y trouve de tout, jusqu’aux espèces animales les plus rares. Nous constatons que les prix ont augmenté. Nous échangeons avec une vendeuse que nous connaissons bien…Nous nous informons sur les prix actuels. Elle nous fait savoir que les fournisseurs ont revu leur facture à la hausse. Ce qui se répercute sur les prix de la marchandise‘’.

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En réalité, les prix dépendent des lieux, des marchés et des circonstances dans lesquels on achète la viande de brousse, en fonction du fait qu’on trouve à Abidjan ou à l’intérieur du pays, ou par exemple qu’on s’approvisionne au marché ou directement chez un chasseur-fournisseur.

« Depuis Ebola, ceux qui nous livrent la viande de brousse ne font qu’augmenter les prix. En plus, il y a le transport, et les contrôles des agents des Eaux et Forêts. Il faut payer à tous les niveaux, en plus de la cherté de la vie ‘’, nous explique l’une des dames. Un jeune homme, nettoyeur chargé de boucaner la viande, nous explique aussi que la baisse de l’offre est aussi due au fait que beaucoup de chasseurs ont abandonné le métier et se sont reconvertis en raison des restrictions consécutives à l’Ebola. ‘’Les chasseurs ne pouvaient plus exercer, c’était trop risqué de le faire illégalement et de vendre clandestinement la viande de brousse pendant le temps de l’interdiction. Il y avait trop de tracasseries et on pouvait se retrouver en prison. Même quand les mesures contre l’Ebola ont été levées, c’était toujours compliqué. Des chasseurs sont donc allés faire autre chose. Ceux qui sont restés dans le métier ont donc augmenté les prix, avec la cherté de la vie‘’, a-t-il relaté.

  • Les coûts en fonction de la taille et de l’espèce  animale

Par exemple, le rat entier, autrefois proposé à partir de 2000 F, se vend aujourd’hui à 4000 FCFA voire 6000 FCFA, en fonction du poids et de la taille de l’animal. Quant au Grand aulacode ou aulacode tout simplement, communément appelé agouti en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, l’une des espèces sauvages les plus prisées, naguère disponible parfois à  8.000 FCFA, il se négocie désormais entier entre 18.000 FCFA et 26.000 FCFA et même au-delà, en fonction de la taille de la bête. Le Grand aulacode de son nom scientifique Thryonomys swinderianus, faut-il le noter, fait en Côte d’Ivoire l’objet d’élevage. C’est l’aulacoderie. Mais sa portée reste limitée et le marché est principalement approvisionné par les produits issus de la chasse, pour ne pas parler de braconnage.

D’ailleurs, les connaisseurs préfèrent les aulacodes sauvages dont la viande est plus estimée car jugée plus succulente et plus savoureuse que celle des bêtes issues de l’élevage. Pour les animaux vendus au détail, les morceaux de viande de brousse se négocient désormais à partir de 2500 FCFA, en fonction de l’espèce, là où on pouvait par le passé s’en procurer à 1000 FCFA. Dans le lot, les cervidés, antilopes et biches etc., sont les plus accessibles. Du moins ils l’étaient. Car, si l’on pouvait s’offrir des morceaux de biche même à 500 FCFA naguère, aujourd’hui il faut débourser à partir de 2000 FCFA pour les avoir dans sa sauce. La biche entière se négocie entre 20 et 30.000 FCFA.

  • Malgré tout, la viande de brousse continue de faire son chemin dans les sauces…

En réalité, les prix dépendent des lieux, des marchés et des circonstances dans lesquels on achète la viande de brousse, en fonction du fait qu’on se trouve à Abidjan ou à l’intérieur du pays, ou par exemple qu’on s’approvisionne au marché ou directement chez un chasseur-fournisseur. Les singes, les chats de brousse et les hérissons se négocient entre 20. et 25.000 FCFA. Malgré tout, la viande de brousse continue de faire son chemin dans les sauces des Ivoiriens. Pour les sorties et les soirées mondaines, certes à Abidjan et dans certaines villes, les restaurants et espaces qui proposaient aux noceurs des plats et autres spécialités très recherchées de viande de brousse ont fermé boutique pendant la crise de l’Ebola, et beaucoup n’ont pas rouvert après la ‘’normalisation’’. Mais en Côte d’Ivoire, il en faut bien plus pour décourager les amateurs de viande de brousse. La demande est toujours forte. Et l’offre est présente.

KKM/informateur.ci

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Tags: A la uneConsommation de la viande brousse en Côte d'IvoireSurenchère autour de a viande de brousse
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