@informateur.ci- À un mois de la rentrée académique, le climat se tend dans les universités publiques camerounaises. Le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a déclenché, jeudi 3 septembre 2026, une grève illimitée pour réclamer le règlement de plusieurs revendications, notamment le paiement intégral des allocations destinées à la modernisation de la recherche.
Le mouvement intervient alors que la rentrée universitaire est annoncée pour début octobre. Les enseignants exigent également le remboursement complet de la dette académique, dont une partie, selon le syndicat, serait accumulée depuis plusieurs années.
La secrétaire générale du Synes, la professeure Jeanette Wogaing, affirme que les revendications portent principalement sur le versement de l’ensemble des sommes dues au titre de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche. Elle réclame également le règlement de la dette académique, qui «court depuis 2000».
Face à l’absence de réponse jugée satisfaisante, le syndicat entend maintenir la pression. Il annonce notamment une «rentrée académique morte » dans l’ensemble des universités publiques du pays.
Au-delà des questions financières, les enseignants du supérieur dénoncent leurs conditions de travail et la précarité d’une partie du personnel universitaire. Pour le professeur Abah Oyono, membre du Synes, les universités camerounaises souffrent d’un manque important d’infrastructures et de moyens.
Il évoque notamment l’absence de bureaux et d’équipements adaptés, ainsi que des niveaux de rémunération jugés insuffisants. Les enseignants demandent ainsi une revalorisation de leurs salaires afin de les rapprocher des standards internationaux.
Cette grève intervient à quelques semaines du démarrage officiel de l’année universitaire. Si le mouvement se poursuit, il pourrait affecter le calendrier académique, mais également les opérations de pré-inscription dans les universités publiques.
Les autorités camerounaises devront donc trouver une issue au conflit afin d’éviter une paralysie du système universitaire au moment où se prépare la rentrée académique 2026-2027.
Djah OPELY












