@informateur- ‘’Rififis au PDCI’’. Tel pourrait être le titre de la pièce à laquelle, assistent les Ivoiriens depuis la convocation du ministre Jean Louis Billon par le Conseil de discipline du PDCI, le 27 novembre 2024.
Selon la convocation, les accusations portées contre Jean-Louis Billon sont, entre autres, ‘’l’atteinte à l’unité du parti, insoumission aux décisions prises par les instances dirigeantes et mise en péril des intérêts politiques du PDCI’’. Il faut noter, pour être complet, que, récemment, le député de Dabakala a fait des déclarations publiques dans lesquelles, il a manifesté son désir d’être candidat à la convention du vieux parti et même de briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Mais, ce que le Conseil de discipline ignorait, c’est que cette convocation aurait un effet boomerang pour le président de la formation doyenne. Puisque, se voyant pousser dans ses derniers retranchements par la démarche de cette instance qui vise clairement à le faire taire, Jean-Louis Billon a actionné son conseil qui est entré dans la danse. C’est ainsi que son avocat, Me Lassomann Diomandé, a adressé une demande officielle à Mme Lynda Dadié-Sangaret, présidente du Conseil de discipline du PDCI-RDA, afin d’obtenir communication de divers documents relatifs à la procédure disciplinaire engagée contre son client.
On le voit donc, l’édile de Dabakala est dans une posture d’adversité qui le contraint à sortir ses armes pour ne pas mourir politiquement. Dans cette dynamique, il semble déterminé à faire feu de tout bois. Quitte à attaquer le président du PDCI. Et c’est justement ce qu’il a fait le jeudi 12 décembre sur la chaine de télévision NCI qui le recevait dans le cadre de l’émission ‘’Sans réserve’’. Et là, sans la moindre réserve, comme pour coller au nom de l’émission, il a laissé sourdre ses ressentiments et épancher sa rancœur. ‘’Il n’a pas scolarisé d’enfants en Côte d’Ivoire, il ne peut pas parler d’éducation aux Ivoiriens. Il ne s’est pas soigné en Côte d’Ivoire, il lui sera difficile de parler de santé en Côte d’Ivoire. Il n’est pas contribuable en Côte d’Ivoire, parler de fiscalité, ce sera difficile’’, a laissé entendre l’homme d’affaires. Pour lui, Tidjane Thiam ne devrait même pas être candidat. En revanche, à propos de sa candidature, à lui, il ne lâche rien et pense, d’ailleurs, être le meilleur candidat du parti.
Cependant, l’on ne pointera jamais assez la maladresse du Conseil de discipline qui aurait pu faire l’économie de cette convocation perçue comme un ‘’casus belli’’ par Billon. Résultat des courses, il réagit comme si sa vie en dépendait et tire à balles réelles sur l’ancien patron de Crédit suisse qui porte toute la charge de l’homme d’affaires, alors qu’il n’a encore rien dit qui puisse justifier les coups que lui porte l’ancien secrétaire exécutif, en charge de la Propagande du PDCI. Mais, le président du parti n’est-il pas tenu pour responsable des faits et méfaits que l’on peut imputer à cette formation ? C’est en cela qu’il ne peut être exonéré de la ‘’gaffe’’ du Conseil de discipline dans cette affaire qui risque de lui retomber sur le nez. Car, il est évident qu’il ne sortira pas indemne de l’adversité que lui oppose Billon au sein du vieux parti. D’autant que tout cela se passe à quelques mois de la prochaine élection présidentielle. Il est clair qu’il s’est tiré une balle dans le pied. Reste à savoir comment va se refermer cette bruyante parenthèse dont le PDCI aurait pu faire l’économie à quelques mois de l’élection présidentielle qui se profile à l’horizon.
OM/Informateur.ci












