@informateur.ci- Lors d’une réunion officielle à Washington, une remarque de Donald Trump sur le niveau d’anglais de son homologue libérien, Joseph Boakai, a suscité l’indignation.
Washington, 10 juillet 2025 — Une remarque du président américain Donald Trump lors d’une rencontre avec cinq chefs d’État africains, dont le président du Libéria Joseph Boakai, fait vivement réagir l’opinion publique et les réseaux sociaux.
Lors de l’échange à la Maison Blanche, Donald Trump s’est adressé à son homologue en ces termes : « Quel bon anglais. Où as-tu appris à parler si bien ? As-tu été éduqué ? Où ça ? » Cette question, prononcée sur un ton qui se voulait peut-être admiratif, a été perçue par beaucoup comme condescendante, voire offensante, rapporte senenews.com
Un diplomate libérien, membre de la délégation présidentielle, n’a pas caché son malaise. Il a qualifié les propos de Trump de « déplacés » et « peu respectueux », rappelant que l’anglais est la langue officielle du Libéria depuis 1847, année de son indépendance. Le pays, fondé par d’anciens esclaves africains affranchis et des Noirs américains réinstallés sur la côte ouest-africaine, entretient une histoire linguistique et culturelle étroitement liée aux États-Unis.
Sur la plateforme X (ex-Twitter), les réactions n’ont pas tardé. De nombreux internautes ont rappelé que le Libéria, avec ses institutions calquées sur le modèle américain, possède une longue tradition anglophone. Beaucoup de ses élites ont étudié dans des universités prestigieuses aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Ghana.
Pour certains observateurs, cette sortie de Donald Trump illustre une méconnaissance persistante de l’histoire africaine. Pour d’autres, il s’agit d’une nouvelle provocation dans la lignée des propos déjà polémiques du président américain, notamment lorsqu’il avait qualifié en 2018 plusieurs nations africaines de « pays de merde ».
Dans un contexte où les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Afrique cherchent à se renforcer, ce type d’incident pourrait fragiliser les efforts de rapprochement.
Djah OPELY












