@informateur.ci- La Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée chaque 1er décembre, rappelle l’importance de poursuivre les efforts pour éradiquer une pandémie qui touche encore des millions de personnes. En 2025, le thème retenu est « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », un message fort dans un contexte marqué par un recul du financement mondial.
Selon l’ONUSIDA, la baisse des contributions des donateurs internationaux menace les progrès réalisés depuis plus de deux décennies. Les services de prévention et d’accès aux traitements, essentiels pour limiter les nouvelles infections, subissent de fortes perturbations. Cette situation touche particulièrement les groupes les plus vulnérables, notamment les personnes marginalisées, pour qui les services de santé deviennent de moins en moins accessibles.
Parallèlement, la montée de lois restrictives dans plusieurs pays — criminalisation des relations entre personnes de même sexe, restrictions sur l’identité de genre ou encore sanctions contre l’usage de drogues — complique davantage la prise en charge des patients. Ces politiques renforcent la stigmatisation et éloignent encore plus certaines communautés des structures de soins.
Pourtant, l’objectif mondial fixé par les Nations unies demeure inchangé : mettre fin au sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030. Mais pour y parvenir, la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, estime qu’un changement profond doit s’opérer dans la manière d’organiser et de financer la lutte contre le VIH.
Elle insiste sur le fait que la réponse à l’épidémie ne peut pas reposer uniquement sur les budgets nationaux. Une mobilisation internationale solide est indispensable pour combler le déficit de financement, renforcer la prévention, moderniser les traitements et garantir que personne ne soit laissé de côté.
Le soutien politique est tout aussi crucial, afin de défendre les droits humains et de combattre les inégalités structurelles qui persistent dans l’accès aux soins.
« En temps de crise, le monde doit choisir la transformation plutôt que le repli », a déclaré Mme Byanyima. Selon elle, la fin du sida est encore à portée de main si la communauté mondiale agit collectivement avec détermination, solidarité et urgence.
À l’occasion de cette Journée mondiale du sida, l’ONUSIDA appelle gouvernements, organisations et citoyens à redoubler d’engagement. Accélérer la prévention, éliminer la discrimination et donner plus de pouvoir aux communautés : telles sont les clés pour enfin tourner la page du sida d’ici 2030.
Djah OPELY





