@informateur.ci- Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a vivement contesté, samedi, les motifs avancés par Washington pour justifier le retrait des États-Unis de l’agence onusienne. Dans un message publié sur le réseau social X, le patron de l’OMS a qualifié ces arguments de «faux», avertissant qu’un tel départ rendrait les États-Unis, comme le reste du monde, «moins sûrs».
Cette réaction intervient alors que le retrait américain est devenu effectif jeudi, à l’issue du délai réglementaire d’un an prévu par les textes. En janvier 2025, le président Donald Trump avait signé un décret ordonnant la sortie des États-Unis de l’OMS, accusant l’institution de dysfonctionnements et de partialité dans sa gestion des crises sanitaires internationales.
Du côté de Genève, le siège de l’OMS, les responsables soulignent toutefois que la procédure de retrait n’est pas totalement close. Selon l’organisation, la notification transmise par Washington « pose problème » et doit encore être examinée. En cause notamment : les obligations financières des États membres. Les règles de l’OMS stipulent qu’un pays souhaitant se retirer doit être à jour de ses contributions.
Or, selon les chiffres communiqués par l’institution, les États-Unis auraient un arriéré d’environ 260 millions de dollars. Cette situation complique juridiquement la sortie américaine et alimente les critiques de la direction de l’OMS, qui estime que le retrait affaiblira la coopération internationale en matière de santé publique.
Le directeur général a par ailleurs rappelé le rôle central joué par l’OMS dans la surveillance des épidémies, la coordination des réponses sanitaires et le soutien aux pays les plus vulnérables. Il a averti que l’absence des États-Unis, l’un des principaux contributeurs historiques de l’organisation, pourrait fragiliser la capacité collective à faire face aux futures urgences sanitaires mondiales.
Malgré cette rupture, l’OMS affirme rester ouverte au dialogue et appelle Washington à reconsidérer sa décision, au nom de la sécurité sanitaire mondiale.
Djah OPELY












