@informateur.ci- À peine rouvert au trafic maritime, le détroit d’Ormuz est de nouveau fermé par l’Iran. Les autorités iraniennes ont annoncé cette décision en invoquant ce qu’elles considèrent comme un non-respect des engagements américains contenus dans «l’Accord d’Islamabad», ainsi que la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban.
L’annonce a été faite par le Quartier général central de Khatam al-Anbiya, l’organe des forces armées iraniennes chargé de la conduite des opérations de guerre. Selon cette structure militaire, les conditions ayant permis la réouverture du détroit ne sont plus réunies, justifiant ainsi la suspension du trafic maritime dans cette voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Le détroit d’Ormuz avait pourtant été rouvert le 18 juin à la faveur de l’entrée en vigueur de l’« Accord d’Islamabad ». Ce protocole avait été signé électroniquement par le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain Donald Trump dans le but de réduire les tensions régionales et de favoriser un retour au dialogue.
Le texte prévoyait notamment la cessation des hostilités dans la région, y compris au Liban, la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale ainsi que la levée du blocus naval imposé par les États-Unis à l’Iran. Cet accord était perçu comme une avancée majeure vers une désescalade des tensions entre Téhéran et Washington.
Cependant, les autorités iraniennes estiment que les États-Unis n’ont pas respecté leurs obligations. Elles dénoncent également la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban, qu’elles considèrent comme une violation de l’esprit de l’accord.
Malgré cette nouvelle crise, le protocole prévoit toujours l’ouverture prochaine d’un cycle de négociations de 60 jours. Ces discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions économiques imposées à Téhéran.
La fermeture du détroit d’Ormuz ravive les inquiétudes des marchés internationaux, cette voie maritime étant essentielle au transport du pétrole et du gaz en provenance du Golfe. Toute perturbation prolongée pourrait avoir des répercussions importantes sur l’économie mondiale et la stabilité énergétique.
Djah OPELY












