@informateur- En Iran, la population est dans les urnes pour la 14e élection présidentielle. Dans la bataille électorale, quatre (4) candidats dont trois conservateurs et un réformateur, sont en lice pour le scrutin présidentiel qui se tient ce vendredi 28 juin 2024, pour remplacer Ebrahim Raïssi, tué dans un crash d’hélicoptère en mai 2024. Dès 8 heures locales, les Iraniens ont commencé vendredi à voter pour une présidentielle dont l’issue s’annonce incertaine en raison de la percée d’un réformateur face à des candidats conservateurs divisés.
Quatre candidats sont en lice. Mais qui sont- ils? Il y a d’abord Mohammad Bagher Ghalibaf, 62 ans. C’est l’un des hommes politiques iraniens les plus connus. Ghalibaf préside le Parlement depuis 2020, poste auquel il a été récemment réélu après les législatives de mars. Ancien maire de Téhéran entre 2005 et 2017, il a déjà tenté à trois reprises de se faire élire président : en 2005, en 2013, où il termine deuxième, puis en 2017, où il se retire pour soutenir Ebrahim Raïssi. En 1997, il avait été nommé par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, à la tête des forces aériennes des Gardiens, puis en 2000 chef des forces de l’ordre. Ensuite arrive le second candidat, Saïd Jalili. À 58 ans, il est considéré comme un ultraconservateur hostile à un rapprochement avec les pays occidentaux.
Saïd Jalili est l’un des deux représentants du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, au Conseil suprême de sécurité nationale. Ancien combattant de la guerre Iran-Irak durant laquelle il a été amputé d’un pied, ce diplomate a dirigé de 2007 à 2013 les négociations sur le nucléaire iranien, affichant une image inflexible face aux Occidentaux. Il s’était présenté en vain à la présidentielle de 2013, avant de se retirer de la course en soutenant Ebrahim Raïssi à celle de 2017. Le troisième candidat en lice est Massoud Pezeshkian.
À 69 ans, Pezeshkian est le plus âgé des candidats et le seul à représenter le courant réformateur qui a uni ses forces dernière lui. Chirurgien de son état, il a été ministre de la Santé sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (août 2001 – août 2005). Réputé pour son franc parler, il avait été disqualifié pour son tempérament à la présidentielle de 2021. Le dernier candidat est Mostafa. Pourmohammadi. Âgé de 64 ans, il est le seul religieux candidat à la présidentielle. Considéré comme un conservateur, ce vétéran de la politique iranienne, a été procureur révolutionnaire avant d’occuper des postes au ministère du Renseignement, avant d’être ministre de l’Intérieur sous Mahmoud Ahmadinejad (2005 – 2008), puis ministre de la Justice durant la présidence de Hassan Rohani entre 2013 et 2017. C’est parmi ces quatre candidats que sera élu le successeur d’Ebrahim Raïssi.
DL/Informateur.ci Avec AFP












