@informateur- Au Proche-Orient, selon la plupart des observateurs, à force de trop en faire en s’appuyant sur l’impunité et le soutien militaire que lui offrent les pays alliés de l’OTAN, Benyamin Netanyahou a fini par dévoiler les véritables raisons des guerres qu’Israël mène à Gaza, au Liban et depuis quelque temps en Syrie. Pour les organisations humanitaires et des droits de l’Homme, » en réalité, l’Etat hébreu ne se bat ni contre le Hamas palestinien, ni contre le Hezbollah libanais, ni contre le régime de Bachar El-Assad ou ce qu’il est censé en rester en Syrie après la chute du dirigeant syrien. La véritable raison des guerres frénétiquement menées tous azimuts contre les pays arabes du Proche-Orient, la seule et unique raison, c’est la conquête par la voie militaire et l’occupation de nouveaux territoires en vue de l’implantation de nouvelles colonies juives ».
Beaucoup d’analystes dans les pays arabes considèrent qu’Israël, sans doute sous la pression de la poussée démographique, entend conquérir, comme au moyen âge, de nouvelles terres en se dissimulant derrière la sécurité de son territoire et de la population israélienne L’attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023 n’aura été que le prétexte ».
A vrai dire, tous ces observateurs n’ont pas tort de le penser. L’ONU a déjà déclaré en condamnant ce fait, qu’à Gaza Israël commet tout simplement des actes de génocide à des fins de nettoyage ethnique pour implanter de nouvelles colonies juives dans les territoires palestiniens. Ce qui a valu au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI). Et à l’heure où nous parlons, l’armée israélienne continue de bombarder des écoles et des camps de déplacés à Gaza, en prétendant viser des cibles du Hamas. D’aucuns ont fini par se convaincre qu’au Liban, l’offensive terrestre lancée par Tsahal ne visait pas en réalité le Hezbollah, mais l’occupation de territoires au Sud Liban. Des territoires qu’Israël n’a nullement l’intention de quitter. Jusque-là, Israël, avec le soutien des Etats-Unis et du bloc occidental, avait peut-être réussi à maquiller ses intentions expansionnistes et à les cacher aux yeux des observateurs naïfs.
Mais le masque est tombé en Syrie lorsqu’Israël, visiblement trop pressé de tirer profit de la chute de Bachar El-Assad continue de bombarder les installations militaires syriennes. Comment se fait-il que même après la fuite du dirigeant syrien et l’effondrement de l’ancien régime de Damas, Tsahal continue d’opérer des frappes massives en Syrie?
Les pays arabes, les nouveaux dirigeants syriens, la communauté internationale et les observateurs à travers le monde qui pensaient que l’intervention militaire israélienne en Syrie ne visait que la chute de Bachar El-Assad tombent des nues. Pourquoi l’Etat hébreu continue-t-il ses bombardements en Syrie alors que le régime de Bachar El-Assad n’est plus? C’est la question que tous se posent, au regard de cet acte qui n’a militairement aucun sens et que rien ne peut de ce fait justifier, si ce ne sont des raisons cachées.
Faut-il le savoir la chute d’Assad n’a pas empêché Israël de mener plus de 500 frappes sur des installations militaires en Syrie. Une semaine après, les raids de l’armée israélienne continuent. Ce que dénonce l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.
Dans le même sens, depuis le mercredi 11 décembre 2024, l’ONU demande à Israël de mettre fin à ces bombardements qui sont contraire au Droit humanitaire international. En une semaine,l’armée israélienne aurait détruit 80% de l’arsenal des forces de Bachar El-Assad. Mais pour quelle raison ? L’ancien régime , en fuite, ne peut plus s’en servir. Même s’il devait y avoir en Syrie, dans le contexte post Bachar, un éventuel démantèlement d’arsenal où d’armes qui seraient jugés non conventionnels, cela ne peut se faire que sous l’égide et le contrôle de l’ONU et non par la volonté unilatérale de Tel-Aviv. Quoi que l’on puisse dire des ex-forces de Bachar El-Assad, les installations militaires, l’armement laissés par le régime déchu, acquis avec les ressources du pays, appartiennent désormais de fait à l’Etat syrien qui doit pouvoir en disposer pour reconstituer son armée. On ne peut donc les détruire comme le faitl’armée israélienne.
En tout cas, le gouvernement Netanyahou ne saurait convaincre les pays arabes qui voient dans les frappes en Syrie une tentative de l’Etat hébreu de tirer profit de la situation pour occuper de nouveaux territoires syriens.
KKM/informateur.ci












