@informateur.ci- A Gaza, la famine est utilisée de façon perfide par Israël depuis le début de la guerre en 2023, comme une arme de guerre, causant des souffrances humaines massives et violant gravement le droit international humanitaire. En plus d’empêcher les Palestiniens d’avoir accès à la nourriture et à l’eau, et d’opérer des blocus sur l’aide alimentaire, l’Armée israélienne tire délibérément sur les populations civiles affamées qui tentent de sortir pour chercher de la nourriture et de l’eau. Ce qui constitue un crime de guerre, aux termes du droit humanitaire. L’ONU qui dénonce au quotidien cette stratégie cruelle, continue de lancer des alertes sur la situation d’extrême famine qui tue à petit feu les populations civiles qui parviennent à échapper aux balles de Tsahal.
Mais devant l’impunité dont jouit Israël en raison de la protection voire de la complicité de ses alliés européens et américains qui sont ses fournisseurs en armes dans la guerre à Gaza, la situation alimentaire continue de se dégrader dans les territoires palestiniens. Affamer les Palestiniens fait partie de la stratégie israélienne de nettoyage ethnique à des fins de génocide pour implanter de nouvelles colonies juives. Ce que l’Onu et les organisations internationales des droits de l’Homme et humanitaires ne cessent de condamner avec fermeté.
On a compris que dans le plan de l’Armée israélienne à Gaza, il ne suffit pas de créer l’insécurité physique en tuant les civils, en majorité les femmes et les enfants dans les bombardements gratuits, mais aussi de les affamer pour les laisser mourir. L’objectif de Benyamin Netanyahou, soutenu en cela par les Etats-Unis reste le même : ‘’ l’évacuation totale des populations de Gaza pour les relocaliser sur d’autres terres ailleurs ‘’. Pour y parvenir, il faut créer l’insécurité à tous les niveaux pour saper le moral des populations de Gaza, pour contraindre les Palestiniens à fuir en quittant d’eux-mêmes définitivement la bande de Gaza et d’autres territoires, à défaut de parvenir à leur évacuation forcée ou d’organiser leur déportation pure et simple.
On comprend qu’Israël continue ses bombardements meurtriers à Gaza alors que la barre des 58 000 morts a été franchie, en majorité des femmes et des enfants. Comme pour dépeupler totalement cette enclave. Puis, une fois ces territoires palestiniens reconquis par l’Etat hébreux, leur recolonisation massive suivra. Mais les Palestiniens l’ont dit, ils ne ‘’ quitteront jamais leurs terres ‘’, ils ne ‘’ céderont jamais Gaza et la Cisjordanie à Israël ‘’, quelles que soient les atrocités et les souffrances endurées.
Aussi Netanyahou devrait-il se résoudre à admettre que la guerre d’usure par la famine imposée aux Palestiniens est une guerre vaine et inutilement destructrice au plan humain. Face à tant de détermination, Israël ne peut parvenir, ni par les armes, ni par la faim, ni par la soif, à obtenir ‘’ l’évacuation totale ‘’ de Gaza comme prévu dans le plan Netanyahou.
Après 21 mois de guerre, de crimes abominables à Gaza et hélas de complaisance occidentale vis-à-vis d’Israël quant au non-respect du droit international et humanitaire, le temps est venu d’une prise de conscience à Washington et dans les capitales européennes, pour des mesures concrètes en vue de mettre fin à la tragédie humaine qui se déroule dans l’enclave palestinienne depuis octobre 2023.
Maurice Konan KOUASSI













