@informateur.ci- Raphaël Glucksmann a remporté dimanche 11 octobre la primaire de la gauche sociale-démocrate et devient officiellement le candidat du Parti socialiste (PS), de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) pour l’élection présidentielle française de 2027.
L’eurodéputé et dirigeant de Place publique s’est largement imposé dès le premier tour avec 66,17 % des suffrages, loin devant le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, crédité de 14,46 %. Une défaite particulièrement lourde pour le patron des socialistes, dont la position à la tête du parti se retrouve davantage fragilisée.
Au total, 120 587 électeurs ont participé à cette primaire. Derrière les deux principaux candidats, Ségolène Royal recueille 7,62 % des voix, tandis qu’Emmanuel Maurel obtient 5,92 % et Jérôme Guedj 5,83 %.
Ce scrutin constitue un succès important pour Raphaël Glucksmann, qui avait fait de son refus d’une alliance avec La France insoumise (LFI) l’un des axes majeurs de sa campagne. Avec Jérôme Guedj, également opposé à un rapprochement avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, les deux candidats représentent près de 72 % des suffrages exprimés.
Dès son discours de victoire, Raphaël Glucksmann a clairement positionné sa candidature face à Jean-Luc Mélenchon, revendiquant le statut de «candidat de la gauche démocratique» pour 2027.
Le nouveau candidat devra désormais élargir son rassemblement. Sa principale difficulté sera de convaincre les écologistes et les communistes de rejoindre sa démarche, tout en maintenant sa ligne politique.
«Ma première responsabilité, c’est de rassembler», a-t-il déclaré, appelant à réunir «toute la famille socialiste » puis l’ensemble de « la gauche démocratique». Raphaël Glucksmann entend ainsi faire de la lutte contre l’extrême droite le principal moteur de son projet présidentiel.
Djah OPELY












