@informateur.ci- La canicule continue de faire grimper la mortalité en France. Selon les données publiées mercredi 19 août par Santé publique France, les trois épisodes de fortes chaleurs enregistrés depuis le mois de mai ont entraîné une surmortalité provisoire de plus de 7 300 décès.
La deuxième vague de chaleur de l’été, qui s’est étendue du 3 au 22 juillet, est associée à 1 243 décès excédentaires. Ce chiffre s’ajoute aux 5 764 décès supplémentaires recensés entre le 17 et le 30 juin, ainsi qu’aux quelque 300 morts enregistrées lors du premier épisode caniculaire, du 24 au 28 mai.
Santé publique France précise toutefois que ces décès, comptabilisés toutes causes confondues, ne peuvent pas encore être attribués avec certitude aux températures élevées. Près des trois quarts des décès supplémentaires concernent néanmoins les personnes âgées de 75 ans et plus. Toutes les classes d’âge à partir de 45 ans ont également été touchées.
La deuxième vague de chaleur a été moins intense que celle de juin, mais elle s’est distinguée par sa durée et son ampleur. Au total, 78 départements, soit près de 80 % de la population métropolitaine, ont été concernés. Toutes les régions ont enregistré une hausse de la mortalité, à l’exception de la Corse.
Les Pays de la Loire figurent parmi les territoires les plus affectés, avec 236 décès excédentaires. Un autre phénomène inquiète les autorités : une hausse particulièrement notable de la mortalité a été observée au domicile, en plus des décès enregistrés dans les hôpitaux et les Ehpad.
Depuis la mi-juin, la France métropolitaine a connu 52 jours de vagues de chaleur, un niveau inédit. Trois épisodes se sont succédé rapidement : 14 jours en juin, 16 jours en juillet et une nouvelle vague entamée fin juillet, qui n’était toujours pas officiellement terminée au 18 août.
L’été 2026 pourrait ainsi devenir l’un des plus marquants en matière d’exposition prolongée aux fortes températures.
Djah OPELY











