@informateur.ci- La dette du gouvernement américain a franchi pour la première fois le seuil symbolique des 40 000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi par le département du Trésor. Après une nouvelle émission de bons mardi, l’endettement fédéral atteint précisément 40 047 milliards de dollars, un niveau supérieur aux prévisions établies en début d’année.
Le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) tablait jusqu’ici sur une dette d’environ 39 400 milliards de dollars à la fin de 2026. Cette progression plus rapide s’explique notamment par l’augmentation des dépenses liées à la santé et à la Sécurité sociale, mais aussi par la hausse du coût des intérêts versés sur la dette.
Depuis la crise financière de 2008, la dette américaine a plus que doublé et représente désormais près de125 % du produit intérieur brut (PIB). Cette situation alimente les inquiétudes des économistes et des marchés financiers, alors que les coûts d’emprunt ont fortement augmenté.
Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a ainsi atteint mardi son niveau le plus élevé depuis 2007. Avec des taux plus importants, le gouvernement doit consacrer davantage de ressources au refinancement de sa dette, ce qui contribue à creuser encore les déficits.
Selon l’économiste Jessica Riedl, les déficits américains, autrefois compris entre 3 % et 4 % du PIB, atteignent désormais environ 6 % à 7 %. Une évolution qui rend les investisseurs plus vigilants.
Le président Donald Trump avait pourtant promis de réduire les dépenses publiques et le déficit. Son administration vise un déficit ramené à 3 % du PIB. Mais les réductions d’impôts, l’augmentation des dépenses militaires, notamment liées au conflit avec l’Iran, ainsi que certains remboursements de droits de douane ont accentué les besoins de financement.
Les analystes soulignent toutefois qu’aucun seuil précis de dette par rapport au PIB ne provoque automatiquement une crise. La dette détenue par le public demeure, à leurs yeux, un indicateur plus pertinent pour mesurer les risques budgétaires.
Djah OPELY











