@informateur.ci- Sept joueurs et membres de l’encadrement d’une équipe de football érythréenne sont toujours présents en Eswatini et ont officiellement demandé l’asile, ont confirmé dimanche des sources policières et administratives à l’AFP.
Selon les autorités, ces ressortissants d’Érythrée faisaient partie d’une délégation de 24 personnes venue disputer un match de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) fin mars. Après leur victoire face à la sélection nationale le 31 mars, plusieurs membres de l’équipe ont quitté leur groupe dans des circonstances jugées floues.
D’après un responsable de la Confédération africaine de football (CAF), seuls trois des dix joueurs évoluant localement sont rentrés dans leur pays, alors que le voyage retour devait transiter par l’Afrique du Sud et l’Égypte. La police swazie a indiqué être informée de la présence de trois joueurs et de quatre membres du staff. «Ils se sont présentés d’eux-mêmes au poste de police de Lobamba », a précisé la porte-parole adjointe, soulignant que cette démarche constitue la première étape pour toute demande d’asile.
Le bureau du Commissaire aux réfugiés a, de son côté, confirmé avoir reçu des demandes écrites de la part des sept Érythréens. Ils sont actuellement hébergés dans une installation sportive située à Lobamba, à une quinzaine de kilomètres de Mbabane, avec le soutien logistique de la Fédération de football locale.
Selon un journaliste ayant couvert la rencontre, certains joueurs avaient déjà exprimé leur intention de ne pas retourner en Érythrée. Leur principale inquiétude serait liée au service militaire obligatoire, souvent dénoncé par des organisations internationales.
D’après les estimations des Nations unies, environ 80 acteurs du football érythréen, joueurs, entraîneurs et dirigeants, ont quitté leur pays au cours des deux dernières décennies, illustrant une tendance persistante de départs liés à des raisons politiques et sociales.
Djah OPELY












