@informateur.ci- La crise autour du détroit d’Ormuz a franchi un nouveau cap diplomatique mardi 7 avril 2026, lorsque Chine et la Fédération de Russie ont bloqué, par leur droit de veto, un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies. Ce texte visait à renforcer la sécurité dans cette voie maritime stratégique, essentielle au commerce énergétique mondial.
Portée par Bahreïn et soutenue par les États du Conseil de coopération du Golfe, la résolution avait pourtant recueilli 11 voix favorables. Mais l’opposition de Moscou et de Pékin a suffi à empêcher son adoption, illustrant les profondes divisions au sein de la communauté internationale face à l’escalade des tensions dans la région. Le Pakistan et la Colombie se sont abstenus lors du vote.
Le projet de résolution défendait la liberté de navigation tout en proposant des mesures controversées, notamment l’instauration d’escortes armées pour sécuriser les navires marchands. Il incluait également une condamnation explicite des attaques attribuées à l’Iran contre des infrastructures civiles, une disposition jugée partiale par les deux puissances opposantes.
Depuis le 28 février, la région est en proie à une forte instabilité. Des frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran ont déclenché une série de représailles de Téhéran, visant notamment des pays du Golfe hébergeant des bases militaires américaines. En réponse, l’Iran a également perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz, faisant peser de lourdes menaces sur les flux énergétiques mondiaux.
Pour les soutiens du texte, l’urgence était de sécuriser les routes commerciales. À l’inverse, la Chine et la Russie ont estimé que cette résolution risquait d’aggraver les tensions, en légitimant une présence militaire accrue. Elles plaident plutôt pour une approche diplomatique globale afin d’éviter une escalade aux conséquences potentiellement mondiales.
Djah OPELY












