@informateur.ci- Les États-Unis ont annoncé, lundi 29 décembre, le versement d’une première tranche de 2 milliards de dollars à l’Organisation des Nations unies (ONU) au titre de l’aide humanitaire pour l’année 2026.
Ce financement, qui équivaut à plus de 1100 milliards de FCFA, marque toutefois une nette baisse par rapport aux contributions américaines des années précédentes.
Selon l’administration du président Donald Trump, cette réduction vise à pousser les agences onusiennes à se réformer. « Les organisations doivent s’adapter, se rétrécir ou disparaître », a fait savoir l’exécutif américain, estimant que le système humanitaire international doit gagner en efficacité et en rationalisation dans l’utilisation des fonds alloués.
Malgré ce contexte de baisse budgétaire, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué l’annonce de Washington, soulignant l’importance de ce soutien pour répondre aux crises humanitaires les plus urgentes à travers le monde. Cette première enveloppe devrait bénéficier, dans un premier temps, à 17 pays identifiés par les autorités américaines comme prioritaires.
Parmi les États concernés figurent notamment la République démocratique du Congo, Haïti, l’Ukraine, la Syrie, la Birmanie, le Bangladesh, le Tchad, le Nigeria, l’Éthiopie et le Soudan du Sud, tous confrontés à des situations humanitaires critiques liées aux conflits armés, aux catastrophes naturelles ou à l’insécurité alimentaire.
Alors que les besoins humanitaires mondiaux ne cessent de croître, cette annonce relance le débat sur le financement durable de l’aide internationale et sur l’avenir des agences humanitaires de l’ONU, appelées à faire plus avec des ressources de plus en plus limitées.
Djah OPELY













