@informateur- On savait que la guerre qui oppose la Russie de Vladimir Poutine à l’Ukraine était au centre du 75e sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui a réuni pendant trois jours le bloc occidental sur le sol américain. Mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky, invité à cette occasion, n’est certainement pas réparti satisfait des délibérations de cette rencontre qui s’est tenue dans la capitale américaine, Washington, du 9 au 11 juillet 2024.
En effet, le président ukrainien a certes obtenu des 32 pays membres de l’organisation des promesses, encore et toujours. Les allées ont, à nouveau, fait à Zelensky la promesse d’un soutien financier et militaire plus accru à l’Ukraine dans la guerre contre la Russie. Il y aura donc plus de fonds pour le gouvernement de Kiev et plus d’armes pour l’armée ukrainienne.
Mais le président ukrainien est resté sur sa faim quant à sa demande d’adhésion à l’OTAN dont son pays souhaite devenir membre. En réalité, Kiev veut que ses aillent au-delà de la simple livraison d’armes à l’Ukraine dans la guerre qui l’oppose à son puissant voisin russe qui mène contre elle des offensives militaires dévastatrices dont l’OTAN ne peut la protéger. Car les alliés ont beau stocker des armes dans les pays frontaliers de Ukraine pour des frappes de longue portée, il faut des troupes capables de les utiliser efficacement. Or, il ne faut pas se le cacher, les troupes ukrainiennes ne sont pas de taille à affronter l’armée russe. C’est pourquoi l’Ukraine qui a toujours souhaité un déploiement sur le terrain des forces militaires alliées et d’armes tactiques plus efficaces, espère que son adhésion officielle à l’OTAN pourra amener, au nom du traité, ses alliés à franchir le pas de l’engagement effectif des troupes américaines et européennes sur le théâtre de la guerre, pour donner la riposte à la Russie. Aussi Zelensky plaçait-il beaucoup d’espoir dans le sommet qui s’est tenu aux Etats-Unis.
Mais à Washington, les 32 pays membres de l’OTAN n’ont pas fait droit à cette demande. Ils sont restés dans les déclarations de bonnes intentions et les atermoiements. Cette hésitation des alliés, il faut le dire, jette par ricochet un doute sur la seconde demande, tout aussi importante de Kiev, celle de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE). Les deux requêtes étant d’une certaine façon liées car mettant en face les mêmes acteurs européens. Sur la demande d’adhésion à l’UE formulée par Kiev, Zelensky est loin d’espérer une réponse positive, la démarche étant laborieuse et l’issue des plus incertaines. Outre la guerre russo-ukrenienne, le sommet de Washington a laissé aussi transparaitre les inquiétudes des alliés occidentaux devant le rapprochement entre la Russie et la Chine au plan stratégique et économique, ou encore entre la Russie et la Corée du Nord concernant l’arme nucléaire notamment.
DL/informateur.ci












