@informateur.ci- A quelques semaines de l’élection présidentielle, Ferdinand Kouassi connu sous l’appellation Watchard Kedjebo, Secrétaire départemental RHDP de Botro-Diabo, donne ses impressions suite à l’arrêt du Conseil constitutionnel rendu le lundi 08 septembre dernier. Il en profite pour s’adresser à l’opposition.
- Monsieur le départemental, le Conseil constitutionnel a validé la candidature du président Alassane Ouattara à la prochaine élection présidentielle. Quels sentiments suscitent en vous cet arrêt du juge des élections ?
Depuis le lundi 8 septembre, le Conseil constitutionnel, la juridiction suprême en charge de la validation des candidats pour la présidentielle, s’est prononcée. Nous notons avec satisfaction que notre candidat, le président Alassane Ouattara, est retenu pour prendre part à la compétition. Le sentiment qui m’anime en tant que militant, c’est la joie puisque nous sommes demandeurs de cette candidature. C’est tout le RHDP, une grande majorité des Ivoiriens, qui a supplié Alassane Ouattara de candidater pour le bonheur du peuple. C’est un sentiment de fierté et de joie qui nous anime. Le reste nous appartient. On fera campagne.
- En dépit de la validation de sa candidature, l’opposition radicale n’en démord pas. Elle veut faire barrage à cette candidature parce qu’elle considère comme illégale. Comment le RHDP va-t-il s’y prendre pour lever cette hypothèque, ne craignez-vous pas des violences ?
Nous ne sommes plus à ce niveau du débat. Nous sommes dans une nouvelle République. En 2016, il y a eu un référendum. Les Ivoiriens se sont prononcés. Le gros problème que nous avons en Côte d’Ivoire, c’est l’incongruité des hommes politiques. Il y a une incohérence criante au niveau du comportement des hommes politiques. Ceux qui ont appelé à voter oui, aujourd’hui sont ceux qui contestent cette candidature. Nous sommes dans une nouvelle République. Donc il n’y a pas de débat. Le président de la République a bel et bien le droit à un deuxième mandat.
La juridiction suprême s’est prononcée dessus. On ne fera plus ce débat juridique. Nous sommes concentrés. Le sentiment qui anime l’opposition est un sentiment normal, légitime. De notre point de vue, la frustration de l’opposition est légitime, mais il faut savoir raison garder parce que ce n’est pas la première fois que des candidatures de hautes personnalités sont invalidées dans ce pays. Je ne crains donc pas de violences. Je pense que qu’après la colère, la raison doit pouvoir nous habiter. Malheur à celui par qui la Côte d’Ivoire va retomber dans la violence. Nous avons tout expérimenté. Les Ivoiriens n’en n’ont plus besoin. On a connu les guerres, les crises post-électorales. Mais aujourd’hui, la majorité des Ivoiriens dans nos contrées, nos villages, aspirent à vivre en paix. Ils n’ont aucun problème. En 2 000, il y a eu cinq candidats qui ont été retenus. Le président actuel a vu sa candidature rejetée en 2 000. Il n’a pas brûlé le pays. Nous invitons tout le monde au calme. Il faut que notre opposition puisse aller de l’avant. Mais, elle est décomposée. Il n’y a pas d’amour. Là-bas, ils ne peuvent pas faire l’économie de leurs égos. Au RHDP, nous sommes concentrés. Nous sommes préoccupés à quadriller tout le territoire national et la diaspora, à battre campagne parce que notre objectif est clair : nous voulons finir le match dès le premier tour.
- On voit les recalés à ce scrutin se rassembler autour de l’ancien président Laurent Gbagbo. Comment appréhendez-vous cette situation ?
Si c’est une scène qui peut consoler les uns et les autres, tant mieux. Mais, ils s’entendent sur un malentendu. C’est du faux. Des gens qui ont refusé de se parler pendant longtemps. Et justement parce qu’il y a une situation aujourd’hui…. Il n’y a pas de vérité en fait. Le fond est faux. Je ne suis pas convaincu que cela puisse prospérer parce qu’à la base, il n’y a pas d’amour entre ces personnalités.
- Malgré tout, croyez-vous que l’élection présidentielle se passera sans problème comme n’a de cesse de rassurer le président Alassane Ouattara ?
Oui bien sûr. La paix se construit à deux. La paix est une quête permanente. C’est le comportement de chacun de nous qui aboutira à la paix. La paix ne dépend pas du président Alassane Ouattara seul. Chaque leader doit être responsable des discours qu’il tient. Et l’histoire retiendra ce que chacun aura dit. La paix dépend de nous tous. Nous devons tous nous mobiliser et travailler dans le sens de la cohésion et de la paix. En ce qui concerne le RHDP, nous restons dans la dynamique et la voie imprimées par notre chef, le président Alassane Ouattara, qui nous demande de ne pas être dans la provocation, d’accepter les autres, d’accepter la contradiction et de tout mettre en œuvre pour parler en son nom de paix et de cohésion dans nos villes, villages, et contrées. Voilà ce que nous sommes en train de faire parce que nous devons gagner ces élections. L’opposition le sait très bien.
Parmi ceux qui ont été recalés, il y a certains qui ne sont pas sur la liste électorale depuis 2020. Cela n’est pas une surprise. Nous ne cèderons pas à la diversion. Nous sommes concentrés pour faire élire notre champion, le président Alassane Ouattara, dont le travail est accepté et apprécié de tous, dès le premier tour. Voilà notre objectif. Nous ne tomberons pas dans la violence. Et nous invitons tous nos camarades, nos frères et sœurs de l’opposition à tenir un discours de paix, de cohésion, et de rassembler davantage.
- Que pouvez-vous dire aux militants par rapport à cette élection ?
La réalité est là : nos militants sont concentrés. Nous demandons à nos militants de rester concentrés, focus sur les objectifs à nous assignés par le parti. Il n’y a pas d’improvisation au RHDP. Tout a été prévu. Chacun sera directeur de campagne, dans sa circonscription. Chacun de nous a l’obligation de faire gagner Alassane Ouattara dans sa zone de compétence. C’est le travail qui attend les militants. Pour terminer, je voudrais dire à l’opposition : quand on s’abonne au boycott, quand on refuse de participer au processus, on ne doit pas être étonné après du résultat. Il faut que cette opposition s’en prenne à elle-même parce que sa manière de travailler n’est pas bonne.
Réalisée par Ousmane MODIBO













