@informateur- La grève de 72 heures des enseignants s’achève, ce jeudi 17 octobre 2024. Le Coordonnateur général de la Coordination des Enseignants Solidaires du premier et du second degré (CES-CI), Koussou Gervais, salue la mobilisation des enseignants et interpelle les autorités sur la nécessité d’un dialogue constructif.
- La grève lancée le 15 octobre dernier s’achève ce jeudi 17 octobre 2024. Quel bilan faites-vous de ce débrayage?
Nous sommes extrêmement satisfaits de la grande mobilisation des camarades sur toute l’étendue du territoire national. Des zones qu’on traitait de difficiles en matière de lutte vu le contexte actuel où des cadres de ce pays ont vite fait de nous traiter de manipulés, ont tout fermé. C’est cela qui justifie les sorties non coordonnées des autorités.
- Pensez-vous que le message est passé?
Ce mouvement est un avertissement aux autorités qui ne voulaient rien entendre quant à notre revendication légitime : l’obtention d’une prime d’incitation. Je suis convaincu qu’un cadre formel et décisionnel se mettra en place avec diligence pour solutionner ce problème de peur de gripper la machine « école ». Si cela n’est pas fait, nous remettrons le couvert avec plus de mouvement. N’oublions pas que la rétention des notes du premier trimestre court toujours.
- Ne craignez-vous pas des sanctions pécuniaires?
Nous y sommes habitués. Pour 3 jours de grève, nous avons eu 3 mois de suspension de salaires, des ponctions inhumaines, des agressions physiques avec destruction de nos biens en 2020. Nous n’allons plus accepter ce genre de traitement. Un jour non œuvré égal un jour non payé qui aboutit à une leçon sautée.
- Un appel?
Notre appel va à l’endroit de nos camarades que nous félicitons pour leur engagement sans faille dans la lutte pour l’obtention de cette prime. Nous leur demandons de rester mobilisés et en éveil car le combat est loin d’être terminé. Aux camarades qui hésitent encore, nous leur demandons de regagner la lutte historique et que personne ne viendra faire leur bonheur à leur place. Au gouvernement, nous lui demanderons d’écouter la voix des enseignants qui réclament la fin de l’injustice.
JFF/Informateur.ci












