@informateur ci- Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA a entamé ce lundi une visite officielle à Ouagadougou, marquée par des échanges stratégiques avec son homologue burkinabè, Ibrahim Traoré. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance des relations entre l’Union africaine et l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Au cœur des discussions figurent les mécanismes susceptibles de renforcer la coopération politique, sécuritaire et économique entre les deux blocs, dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques persistantes. Depuis les coups d’État militaires survenus au Burkina Faso, au Mali et au Niger, ces pays sont suspendus des instances de l’Union africaine, ce qui complique leur participation aux initiatives continentales.
La visite d’Évariste Ndayishimiye, qui joue un rôle clé au sein de l’organisation panafricaine, est perçue comme une tentative de renouer le dialogue et d’explorer des voies de sortie de crise. Elle intervient également dans un contexte où l’AES cherche à affirmer davantage son autonomie stratégique face aux institutions régionales et internationales.
Outre les échanges politiques, le président burundais prévoit de visiter plusieurs infrastructures socio-économiques au Burkina Faso. Cette étape vise à mieux appréhender les réalités locales et à identifier des axes concrets de coopération, notamment dans les domaines du développement, de l’énergie et des infrastructures.
Cette visite pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations entre l’Union africaine et les pays de l’AES, en ouvrant la voie à un dialogue plus constructif et à une possible normalisation progressive des relations institutionnelles.
Djah OPELY












