@informateur.ci- L’Ouganda se rend aux urnes ce jeudi pour des élections présidentielle et législatives à fort enjeu, dans un contexte politique largement dominé par le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies et donné favori du scrutin.
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni brigue un nouveau mandat face à plusieurs candidats de l’opposition, dont le plus médiatisé est Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi. L’ancien chanteur devenu député, âgé de 43 ans, incarne l’espoir d’une partie de la jeunesse ougandaise, lassée par la longévité du régime en place et les difficultés économiques persistantes.
Arrivé au pouvoir en 1986 après une guérilla victorieuse, Museveni a profondément marqué l’histoire politique du pays. Son long règne s’est appuyé sur une solide emprise institutionnelle et sécuritaire, lui permettant de conserver un contrôle étroit du jeu politique. À l’échelle du continent africain, il figure parmi les dirigeants les plus anciens, se classant au troisième rang en termes de durée au pouvoir, derrière Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale et Paul Biya au Cameroun.
La campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu, émaillé d’accusations de restrictions des libertés publiques et de pressions sur l’opposition. Bobi Wine et ses partisans dénoncent régulièrement des entraves à leurs activités politiques, tandis que les autorités affirment garantir la sécurité et la stabilité du pays.
Malgré ces critiques, Yoweri Museveni semble avoir pris peu de risques dans la conduite de cette élection, misant sur son appareil politique bien rodé et sur son image de garant de la stabilité nationale. Les résultats du scrutin devraient confirmer, sauf surprise majeure, la continuité du pouvoir en place, dans un pays où la question de l’alternance politique demeure au cœur des débats.
Djah OPELY













