@informateur.ci- Dans le village de Banga (Zamfara), 33 otages ont été tués par des gangs armés, malgré le paiement d’une rançon de 33 000 dollars. Trois nourrissons sont également morts en captivité. Le drame soulève des inquiétudes croissantes sur la sécurité dans le nord-ouest du Nigeria.
Au Nigeria, le nord-ouest continue d’être le théâtre d’une insécurité dramatique. Trente-trois otages, parmi les 51 personnes enlevées en février dernier dans le village de Banga (État de Zamfara), ont été massacrés par leurs ravisseurs, malgré le paiement d’une rançon d’environ 33 000 dollars. L’annonce a été faite le lundi 28 juillet 2025 par des responsables locaux et plusieurs habitants.
Les victimes avaient été enlevées lors d’un raid nocturne mené par des bandits à moto. Deux villageois avaient été tués sur place, tandis que les ravisseurs emmenaient femmes, hommes et enfants. Une rançon équivalente à 50 millions de nairas avait été exigée. Les villageois, contraints de collecter difficilement la somme, ont remis l’argent en deux tranches. Pourtant, seuls 18 otages ont été relâchés vendredi dernier. « Ils ont pris l’argent et massacré les 33 autres captifs, dont 29 hommes et quatre femmes», a rapporté Kasimu Ibrahim, un habitant. Altine Bawa, un autre témoin, a précisé que trois femmes enceintes ont accouché en captivité, mais les trois nourrissons sont décédés faute de soins. « Au total, ce sont 38 vies que nous avons perdues, y compris les deux morts du raid initial et les trois bébés », a-t-il déclaré.
Le député fédéral Aminu Sani Jaji, élu de la région de Kaura Namoda, a exprimé sa profonde tristesse et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées, tout en reconnaissant des « lacunes » dans le système sécuritaire local. Il s’est engagé à renforcer les mesures de sécurité avec les autorités compétentes, rapporte l’Afp.
Malgré la mobilisation de l’armée et de milices locales pour contrer ces groupes armés, la violence ne faiblit pas. La coopération croissante entre les « bandits » et les groupes djihadistes, notamment Boko Haram et le groupe émergent Lakurawa, accentue l’instabilité.
Les offres d’amnistie successives des autorités sont restées sans effet, face à des bandes de plus en plus organisées, opérant dans des zones rurales abandonnées par l’État.
Djah OPELY












