@informateur.ci- Une situation sécuritaire préoccupante est en cours ce jeudi 18 juin 2026 à Niamey, où de violents tirs ont été entendus dès les premières heures de la matinée aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani. Selon plusieurs sources locales, des détonations d’armes lourdes retentissaient encore aux alentours de 7h20 GMT, alimentant l’inquiétude des populations riveraines et des usagers de la plateforme aéroportuaire.
Les premiers éléments disponibles indiquent que la zone aéroportuaire a été immédiatement bouclée par les forces de défense et de sécurité nigériennes, placées en état d’alerte maximale. Des informations non officiellement confirmées font état de la présence d’assaillants ayant réussi à pénétrer dans le périmètre de l’aéroport. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué sur l’identité des auteurs ni sur un éventuel bilan humain ou matériel.
Cette nouvelle alerte intervient plusieurs mois après l’attaque spectaculaire du 29 janvier 2026 contre le même aéroport. Ce jour-là, des combattants affiliés à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) étaient parvenus à s’infiltrer dans l’enceinte aéroportuaire par une porte insuffisamment sécurisée.
Les assaillants avaient circulé durant plusieurs heures sur le tarmac civil à moto, ouvrant le feu sur plusieurs aéronefs commerciaux, notamment des appareils exploités par Air Côte d’Ivoire et Asky. L’attaque s’était ensuite étendue à la Base 101, principale installation militaire du dispositif Africa Corps au Niger.
Au cours de cette opération, plusieurs équipements militaires avaient été détruits ou endommagés, dont un hélicoptère MI-17, un avion d’entraînement TAI Hürjet et un drone Aksungur. Plusieurs hangars avaient également été incendiés avant l’intervention des forces nigériennes appuyées par des éléments russes présents sur le site.
À la suite de cet épisode, les autorités avaient annoncé un renforcement du dispositif de sécurité autour de l’aéroport. Le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, avait lui-même reconnu l’existence d’une « faille dans le dispositif». Les circonstances des tirs entendus ce jeudi restent encore à éclaircir. Les autorités devraient communiquer davantage dans les prochaines heures.
Djah OPELY












