@informateur.ci- L’ancien ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis, selon une annonce faite mardi par son avocat. Cette décision met fin à plusieurs mois d’incertitudes administratives et judiciaires pour l’ex-responsable gouvernemental, poursuivi dans son pays pour des faits présumés de corruption.
Âgé de 66 ans, Ken Ofori-Atta séjourne aux États-Unis depuis janvier 2025 afin d’y recevoir des soins médicaux. L’ancien ministre suit notamment un traitement contre un cancer de la prostate. Son nom avait toutefois fait la une de l’actualité lorsqu’il avait été interpellé par les services américains de l’immigration dans le cadre d’un examen de son statut migratoire.
Selon ses avocats, cette arrestation n’était pas liée aux procédures judiciaires engagées contre lui au Ghana, mais concernait uniquement une demande de prolongation de son séjour sur le territoire américain. L’ancien ministre avait été placé sous le coup d’une enquête au Ghana avant d’être officiellement déclaré fugitif par les autorités en février 2025. En novembre de la même année, il avait été inculpé pour corruption.
Dans un communiqué, son avocat Justice Kusi-Minkah Premo a indiqué que la requête déposée par son client avait été validée par le tribunal de l’immigration des États-Unis, ouvrant ainsi la voie à l’obtention de la célèbre « Green Card ».
«La requête de Ken Ofori-Atta en vue de l’obtention de la carte verte a été accordée par le tribunal de l’immigration des États-Unis», a précisé l’avocat. Il a également affirmé que le tribunal avait estimé que les accusations pénales formulées au Ghana n’étaient pas crédibles, tout en soulignant que la décision portait principalement sur la conformité de son client aux critères légaux requis pour l’ajustement de son statut migratoire.
Ken Ofori-Atta a occupé le poste de ministre des Finances du Ghana de 2017 à 2024 sous la présidence de Nana Akufo-Addo. Durant son mandat, il a piloté plusieurs réformes économiques majeures, parfois controversées, et conduit les négociations entre le Ghana et le Fonds monétaire international (FMI) dans un contexte de fortes difficultés économiques.
Cette décision américaine pourrait désormais avoir des répercussions sur les démarches des autorités ghanéennes qui cherchent à le poursuivre devant la justice.
Djah OPELY












