@informateur- Au Niger, près de 100 soldats sont récemment tombés dans des affrontements avec les groupes armés. Les autorités de la Transition militaire n’ont pas été bavardes sur le récent revers subir par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) nigériennes. Mais l’information, amplifiée par les témoignages sur les lieux de cette attaque particulièrement meurtrière au Niger, a fini par être étalée sur la place publique et relayée par les médias à la suite de la réunion d’urgence qui s’est tenue au lendemain de ce massacre, à l’état-major de l’Armée nigérienne, le mercredi 11 décembre 2024.
On apprenait que cette offensive djihadiste d’ampleur a été lancée la veille mardi 10 décembre 2024, dans la localité de Chatoumane, dans le Département de Téra, contre des soldats en mission de sécurisation du marché, ce mardi étant un jour de marché. Selon les sources, les assaillants en surnombre ont encerclé et pris au dépourvu les forces régulières nigériennes qui ont perdu près de 100 hommes dans les combats. Les FDS nigériennes été surprises par la manœuvre bien planifiée, préparée et exécutée par un véritable escadron de djihadistes arrivés à moto dans le but de prendre rapidement l’avantage sur les soldats en mission. C’est pendant la fusillade qu’une cinquantaine de civils ont été tués dans la confusion de l’assaut, ce jour de grande affluence. Il y a bien longtemps que les groupes rebelles islamistes n’avaient pas mené d’attaque aussi meurtrière contre l’Armée nigérienne.
Le chef d’état-major des Armées, le Général Moussa Salaou Barmou, s’est réuni avec les officiers de haut rang pour évaluer les pertes et définir la stratégie à adopter pour riposter et contrer dorénavant les attaques ciblées des marchés qui sont devenues une manœuvre courante des groupes armés séparatistes et indépendantistes qui écument le Niger. On craint que les djihadistes qui ont massacré les soldats nigériens à Chatoumane n’aient un lien avec l’Etat islamique (EI) qui lance des assauts au Niger à partir de la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Mali.
Dans la région de Tillabéry qui n’est pourtant pas trop éloignée de la capitale Niamey, le traumatisme des populations est grand face aux groupes armés rebelles, car les marchés sont désormais des cibles privilégiées des djihadistes. Et un jour de marché peut se transformer en un jour de deuil.
KKM/informateur.ci












