@informateur.ci- Plusieurs compagnies aériennes desservant le Mali ont annulé ou réaménagé leurs vols ces derniers jours, en raison de sérieuses difficultés d’approvisionnement en carburant à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. L’information, relayée lundi 12 janvier 2026 par plusieurs médias, met en lumière une crise logistique persistante qui perturbe le trafic aérien du pays.
Selon la presse internationale citant des sources gouvernementales, la situation est liée à l’incapacité de l’entreprise chargée de l’exploitation commerciale des aéroports maliens à honorer ses factures et ses échéances financières. Cette défaillance a directement affecté la disponibilité du carburant aviation, contraignant des compagnies telles qu’Air Burkina, Corsair et Sky Mali à ajuster leurs programmes de vols, voire à procéder à des annulations.
Face à l’ampleur de la situation, une réunion de crise devait se tenir mardi afin de faire le point sur les difficultés rencontrées et d’examiner les mesures que le gouvernement pourrait mettre en œuvre pour rétablir un fonctionnement normal du trafic aérien.
Ces perturbations ne sont toutefois pas inédites. Dès la mi-novembre 2025, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait expliqué les pénuries de carburant par les attaques répétées menées par des groupes armés contre les convois de transport. Il avait alors rappelé que le Mali faisait face à une succession de crises sécuritaires affectant plusieurs secteurs stratégiques.
Les pénuries avaient entraîné de nombreux dysfonctionnements, notamment la fermeture temporaire d’écoles entre le 27 octobre et le 10 novembre 2025. En réponse, les autorités avaient instauré des escortes militaires pour sécuriser les convois de carburant à destination de Bamako et d’autres régions du pays. Une cellule de gestion de crise avait également été mise en place pour coordonner l’approvisionnement national.
Malgré un retour progressif du carburant observé début novembre dans certaines localités, la situation reste fragile. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) avait d’ailleurs alerté, le 14 novembre, sur la paralysie des opérations humanitaires, dénonçant l’insécurité persistante, la faim et un durcissement politique ayant contraint plusieurs organisations à réduire leurs activités au Mali.
Djah OPELY













