@informateur.ci- Au moins 50 soldats maliens ont été tués lors d’une embuscade menée contre un convoi militaire dans le nord du Mali, samedi 18 juillet. L’attaque, revendiquée par les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), en coordination avec des jihadistes affiliés à Al-Qaïda, figure parmi les plus lourdes pertes enregistrées par les forces armées maliennes ces dernières années.
Selon des sources locales et militaires, le convoi était composé de soldats de l’armée malienne, d’auxiliaires russes ainsi que de miliciens pro-gouvernementaux. Il revenait de la localité d’Anéfis et se dirigeait vers Gao lorsqu’il est tombé dans une embuscade entre la zone pastorale de Tabrichaat et la commune de Tarkint.
Les assaillants auraient ouvert le feu de manière coordonnée avant de lancer un assaut contre le convoi. Pris par surprise, les militaires auraient tenté de riposter tandis qu’un aéronef des forces loyalistes intervenait pour appuyer les troupes au sol. Toutefois, les mauvaises conditions météorologiques auraient limité l’efficacité des frappes aériennes.
Le bilan provisoire communiqué dimanche 19 juillet fait état de plus de 50 militaires tués et d’au moins 24 soldats capturés, selon un élu du nord du pays proche des autorités de transition. Plusieurs véhicules militaires ont été détruits ou incendiés, tandis que des équipements auraient été saisis par les groupes armés. Dans un communiqué, l’état-major général des armées maliennes a confirmé qu’un convoi militaire avait été pris dans une embuscade. Sans préciser le nombre de victimes, il a indiqué que « la riposte est en cours ».
Cette nouvelle attaque illustre la persistance de l’insécurité dans le nord du Mali, où les forces gouvernementales sont confrontées à la fois aux groupes indépendantistes et aux organisations jihadistes. Malgré les opérations militaires menées ces derniers mois, ces groupes continuent de démontrer leur capacité à frapper des positions et des convois de l’armée sur des axes stratégiques.
Djah OPELY












