@informateur.ci- Deux soldats sud-africains ont perdu la vie après être tombés dans un puits de mine abandonné lors d’une opération de lutte contre l’exploitation minière illégale, ont annoncé samedi les autorités. Il s’agit des premières pertes militaires enregistrées depuis le déploiement de l’armée décidé par le président Cyril Ramaphosa pour appuyer les forces de police dans la lutte contre ce phénomène.
Selon la porte-parole de la police, Athlenda Mathe, le drame s’est produit vendredi dans une ancienne mine située à l’ouest de Johannesburg. Les militaires participaient à une opération visant à poursuivre des exploitants miniers clandestins, communément appelés « zama zamas », lorsqu’ils ont chuté dans un puits vertical resté ouvert.
La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) a indiqué que l’accident est survenu aux environs de 6 heures du matin (4 heures GMT). Elle a précisé que les procédures d’identification officielle des deux soldats étaient en cours et que leurs familles seraient informées dans les plus brefs délais.
Réagissant à cette tragédie, le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a rendu hommage aux victimes. Il a estimé que leur disparition représente « une perte dévastatrice » pour les forces de sécurité et pour l’ensemble du pays.
L’exploitation minière illégale demeure un défi majeur en Afrique du Sud. Les «zama zamas», un terme zoulou signifiant «ceux qui essaient», pénètrent dans des mines abandonnées ou creusent de nouveaux puits afin d’extraire les derniers filons d’or. Cette activité, alimentée par le chômage et la précarité, est régulièrement associée à des réseaux criminels impliqués dans des violences, des extorsions et le trafic d’armes.
La semaine précédente, une vaste opération menée à l’ouest de Johannesburg avait conduit à l’arrestation de plus de 200 ressortissants étrangers, majoritairement en situation irrégulière. Parmi eux figuraient des citoyens du Lesotho, du Mozambique, du Zimbabwe ainsi que des Sud-Africains. Les forces de l’ordre avaient également saisi plusieurs armes et des munitions, illustrant l’ampleur des risques liés à cette économie clandestine.
Djah OPELY












