@informateur.ci- Les autorités militaires de Guinée-Bissau ont adopté, lundi 8 décembre, une Charte Politique de Transition destinée à encadrer la conduite de l’État durant les douze prochains mois. Ce texte, qui fait désormais office de cadre juridique provisoire, prévoit une suspension partielle de la Constitution, tout en maintenant les droits et libertés fondamentaux garantis aux citoyens.
La charte institue quatre organes de pouvoir, dont un Président de Transition, choisi par les forces armées. Celui-ci sera chargé de superviser la mise en œuvre des réformes institutionnelles, en collaboration avec un gouvernement de transition et un Conseil national chargé du suivi de la feuille de route.
L’un des points clés du document concerne l’inéligibilité du Président de Transition et de son Premier ministre. Ces deux responsables ne pourront pas se présenter aux prochaines élections, une mesure destinée à garantir la neutralité et la crédibilité du processus électoral à venir.
Les militaires ont également annoncé que des élections seront organisées au moins 90 jours après la fixation de leur date, laissant entrevoir une période de transition limitée mais encore flexible. L’objectif affiché est de restaurer la stabilité politique et de préparer le retour à l’ordre constitutionnel dans un climat apaisé.
Avec cette charte, la Guinée-Bissau entame une nouvelle phase de son histoire politique récente, marquée par une volonté affirmée de réorganiser les institutions tout en rassurant la communauté nationale et internationale sur la préservation des droits fondamentaux.
Djah OPELY













