@informateur.ci- Le Ghana accélère sa transformation de son système éducatif en misant sur les technologies numériques pour mieux préparer les jeunes aux métiers du futur. À travers un nouveau partenariat avec la Corée du Sud, le pays entend introduire l’intelligence artificielle (IA), le codage et la robotique dans les écoles primaires, tout en renforçant les compétences scientifiques des élèves.
À Accra, les gouvernements ghanéen et sud-coréen ont signé un mémorandum d’entente lançant la deuxième phase du Digital STEM Education Project. Financé à hauteur de 28 millions de dollars par la Korea International Cooperation Agency (KOICA) pour la période 2026-2032, ce programme vise à développer l’enseignement des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) dans les établissements de base.
Le ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a annoncé que l’électronique et l’intelligence artificielle seront désormais intégrées au cursus scolaire. Selon lui, un nouveau programme d’enseignement, de la maternelle jusqu’au collège, sera déployé avant le 30 septembre, avec le numérique comme pilier central afin de préparer les élèves aux exigences de l’économie digitale.
La première phase du projet, conduite entre 2021 et 2025, ciblait principalement les compétences des filles en mathématiques et en sciences dans les régions Centrale et Orientale. Plus de 800 enseignants y ont été formés et près de 49 000 élèves en ont bénéficié. La nouvelle étape étend désormais le projet aux régions d’Ashanti et du Nord, avec la construction de l’Accra STEM Park et le renforcement du Northern STEM Resource Centre.
Cette ambition se heurte toutefois à un défi majeur : le manque d’enseignants qualifiés. Selon le Service statistique du Ghana (GSS), le ratio d’élèves par enseignant formé dépasse 50 dans plusieurs régions du Nord, contre 25 dans le Grand Accra. Si le gouvernement veut faire de l’IA et de la robotique des leviers d’employabilité, il devra également investir dans la formation des enseignants ainsi que dans les infrastructures scolaires, notamment l’électricité et la connectivité, indispensables à la réussite de cette réforme.
Djah OPELY












