@informateur.ci- Le président sierra-léonais Julius Maada Bio a été élu président de la CEDEAO le 22 juin 2025 à Abuja. Il succède à Bola Tinubu dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et politiques majeurs.
Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a été élu à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le dimanche 22 juin 2025. Cette désignation a eu lieu lors du 67e sommet des chefs d’État de l’organisation, tenu à Abuja, la capitale du Nigeria.
Il succède au président nigérian Bola Ahmed Tinubu dans un contexte complexe, marqué par le retrait annoncé de trois États membres historiques — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — regroupés dans l’Alliance des États du Sahel (AES). Leur départ, prévu pour fin juillet, affaiblit considérablement le poids politique et stratégique de la CEDEAO.
L’élection de Julius Maada Bio rompt avec la tradition non écrite d’alternance entre dirigeants francophones, anglophones et lusophones. La succession de deux chefs d’État anglophones à la tête de l’organisation, au détriment du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye — considéré comme favori —, a surpris de nombreux observateurs.
Dans son discours d’investiture, Julius Maada Bio a présenté la région comme un “carrefour” confronté à de “graves défis”. Il a souligné la montée du terrorisme, l’instabilité politique, les trafics illicites et les menaces transnationales. Ses priorités affichées incluent la restauration de l’ordre constitutionnel, la sécurité régionale et l’accélération de l’intégration économique.
La CEDEAO, créée en 1975, vise à promouvoir la coopération et l’unité économique en Afrique de l’Ouest. Elle regroupe désormais 12 pays membres, avec un PIB combiné estimé à 686 milliards de dollars en 2020. Le rôle sécuritaire de l’organisation, renforcé dans les années 1990 avec la création de la force ECOMOG, reste crucial alors que les violences jihadistes persistent, y compris au Nigeria, pays hôte du sommet.
En passant le relais, Bola Tinubu a salué les efforts accomplis malgré des “défis constants”, notamment l’extrémisme violent qui continue de menacer la stabilité de la région.
Djah OPELY













