@informateur.ci- Un vif débat secoue le secteur minier camerounais après la publication d’un rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), faisant état de la disparition de près de 15 tonnes d’or. Une quantité largement contestée par les autorités, qui n’admettent l’absence que de 22 kilogrammes du précieux métal.
Selon l’ITIE, cet écart considérable résulte d’incohérences majeures entre les données de production, d’exportation et les recettes officiellement déclarées par les services compétents. L’organisation évoque de graves dysfonctionnements dans la chaîne de traçabilité de l’or, laissant planer des soupçons de fraude, de contrebande et de pertes de revenus significatives pour l’État camerounais.
Face à ces accusations, le gouvernement rejette les conclusions du rapport. Les autorités assurent que les chiffres avancés par l’ITIE reposent sur des extrapolations erronées et affirment que les contrôles effectués par les services techniques ne révèlent qu’un manque de 22 kilogrammes d’or, un volume jugé marginal au regard de la production nationale.
Cette divergence alimente toutefois les critiques de la société civile et des acteurs du secteur, qui réclament l’ouverture d’enquêtes indépendantes et un renforcement des mécanismes de transparence. Pour eux, l’affaire met en lumière les failles persistantes dans la gouvernance minière et la gestion des ressources naturelles au Cameroun.
Alors que l’or représente un enjeu économique stratégique pour le pays, ce scandale relance le débat sur la lutte contre l’exploitation illégale, la contrebande transfrontalière et la nécessité d’une meilleure traçabilité afin de garantir que les richesses minières profitent réellement à l’économie nationale.
Djah OPELY













