@informateur.ci- Le Burkina Faso s’apprête à signer un accord avec la Russie sur l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, visant la construction de la première centrale d’ici 2030 pour doubler sa capacité énergétique.
Le Burkina Faso et la Fédération de Russie s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Les deux pays finalisent actuellement un accord intergouvernemental portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, selon des informations obtenues auprès du ministère burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières.
Le document, désormais harmonisé et prêt à être signé, devrait être officiellement paraphé en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, prévu du 18 au 21 juin 2025. Cet accord marque une avancée décisive dans la stratégie énergétique du Burkina Faso, qui vise à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer son indépendance énergétique.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a confirmé à Moscou, lors d’un entretien avec ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la Russie, que les travaux préparatoires étaient terminés et qu’un accord serait signé dans les prochaines semaines. Ce partenariat vise à intensifier la coopération entre les deux pays autour du développement du programme électronucléaire burkinabè, rapporte l’agence d’information du Burkina.
Déjà en juin 2024, le ministre de l’Énergie, Yacouba Zabré Gouba, avait signé une feuille de route et un mémorandum d’entente concernant la construction de la première centrale nucléaire au Burkina Faso. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique amorcée en juillet 2023, lorsque le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, avait exprimé au président russe Vladimir Poutine, la nécessité pour le Burkina de disposer rapidement d’une centrale nucléaire, afin de doubler sa capacité de production énergétique d’ici à 2030.
Dans le sillage de ces démarches, plusieurs rencontres techniques ont eu lieu. Notamment en août 2024, avec la visite à Ouagadougou d’une délégation de Rosatom, l’agence russe de l’énergie atomique. En janvier 2024, Mikhail Chudakov, directeur adjoint de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avait également effectué une visite pour saluer les ambitions nucléaires du Burkina.
Un premier mémorandum de coopération dans l’énergie atomique à des fins pacifiques avait d’ailleurs été signé entre les deux pays le 13 octobre 2023.
Yannick KOBO













