@infirmateur.ci- Le Conseil des ministres burkinabè, réuni le jeudi 16 avril 2026 à Ouagadougou sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, a adopté deux décrets majeurs relatifs à la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), marquant une étape décisive dans la refondation de l’État et la relance du secteur cotonnier.
Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le gouvernement a validé un premier rapport portant sur la nationalisation de la SOFITEX. Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de reprendre le contrôle total de cette entreprise stratégique, pilier de l’économie nationale. L’État a ainsi procédé au rachat de l’intégralité des parts détenues par les actionnaires privés, représentant 5,537 % du capital.
Une étude menée en 2025 pour évaluer la situation économique et financière de la société a estimé sa valeur moyenne à plus de 338 milliards de francs CFA. Le portefeuille des actionnaires privés, composé de 976 400 actions, a été évalué à environ 75 milliards de francs CFA, soit une valeur unitaire de 76 840 francs CFA. Toutefois, cette analyse a également mis en évidence un niveau d’endettement préoccupant, avec des créances de plus en plus difficiles à honorer.
Face à ces défis et dans un contexte de réorganisation du secteur coton, le gouvernement a justifié la nationalisation par une nécessité d’utilité publique. L’objectif est de renforcer la gouvernance de la SOFITEX, d’assainir sa gestion financière et de soutenir durablement la filière cotonnière.
Par ailleurs, le Conseil a adopté un second décret approuvant les statuts particuliers de la société. Ce texte vise à doter la SOFITEX d’un cadre réglementaire adapté pour améliorer son efficacité opérationnelle.
Ces mesures traduisent la volonté des autorités burkinabè de consolider leur souveraineté économique et de redynamiser un secteur clé pour la croissance du pays.
Djah OPELY












