@informateur.ci- Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté une mesure d’avancement de classe pour environ 72 000 fonctionnaires, pour un coût global estimé à 9,7 milliards FCFA. Une reconnaissance des efforts face au terrorisme.
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce mercredi 30 juillet 2025 à Ouagadougou, la session hebdomadaire du Conseil des ministres. Plusieurs décisions majeures ont été arrêtées, dont une qui concerne directement les agents de l’administration publique.
Au nom du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a approuvé un rapport sur la mise en œuvre des avancements de classe des fonctionnaires de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans le respect du Statut général de la fonction publique, marque une étape importante dans la reconnaissance des efforts consentis par les agents publics, particulièrement dans un contexte national marqué par la lutte contre le terrorisme.
Le ministre de la Fonction publique, Mathias Traoré, a précisé les conditions d’avancement : « Le fonctionnaire, selon sa catégorie, peut évoluer de la 1re à la 2e, puis à la 3e classe. Ainsi, celui de la 1re classe, après dix années de service et une moyenne annuelle de 8/10, passe à la 2e classe. Celui de la 2e classe, après huit années de service et la même moyenne, est promu à la 3e classe.».
Selon les données présentées, environ 36 000 fonctionnaires sont concernés par le passage de la 1re à la 2e classe, tandis que 36 700 agents accéderont à la 3e classe. Le coût global de cette opération est estimé à 9,7 milliards de francs CFA.
Le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné que cette décision vise à valoriser le rôle et l’engagement des fonctionnaires dans le maintien de la continuité de l’État, notamment dans les zones à forte insécurité.
Elle s’inscrit également dans une dynamique d’amélioration des conditions de travail au sein de l’administration publique.
Avec cette mesure, l’exécutif burkinabè envoie un signal fort à son administration : celui de la reconnaissance, mais aussi de la rigueur dans la gestion des carrières. En période de crise, le renforcement de la motivation des agents publics apparaît comme un levier stratégique pour la résilience de l’État.
Yannick KOBO













