@informateur.ci- Le gouvernement burkinabé poursuit le renforcement de son système de santé avec l’inauguration de quatre nouveaux centres d’hémodialyse à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Réalisées pour un investissement global de plus de 1,2 milliard de FCFA (environ 2 millions de dollars), ces infrastructures visent à rapprocher les soins spécialisés des populations et à améliorer la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique.
Selon un communiqué de la Primature publié le 21 juin, ces nouveaux centres permettront d’effectuer près de 45 000 séances supplémentaires de dialyse chaque année. La capacité nationale dépassera ainsi les 200 000 séances annuelles, renforçant considérablement l’offre de soins dans le pays.
Les autorités ont également adopté plusieurs mesures sociales afin de réduire le coût des traitements. La caution de 500 000 FCFA, auparavant exigée des patients souffrant d’insuffisance rénale terminale, a été supprimée. En outre, le tarif des séances d’hémodialyse a été réduit de 80 %, passant de 15 000 FCFA à 2 500 FCFA, rendant ces soins vitaux beaucoup plus accessibles.
Avec ces nouvelles infrastructures, le Burkina Faso compte désormais sept centres d’hémodialyse répartis sur son territoire. Cette politique vise à limiter les déplacements souvent longs et coûteux des malades vers les grandes villes, tout en améliorant l’équité dans l’accès aux services de santé spécialisés.
Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique dans le cadre du Plan RELANCE, qui prévoit la construction de six nouveaux centres à Koudougou, Manga, Ziniaré et Kaya, ainsi que de deux méga-centres de 200 et 100 postes respectivement dans les régions du Kadiogo et du Guiriko.
Cette initiative s’inscrit également dans la Stratégie nationale de développement sanitaire (SNDS) 2026-2030, dotée d’un budget de 3 943,6 milliards de FCFA. Ce programme ambitionne de consolider durablement le système de santé burkinabè et de renforcer la souveraineté sanitaire du pays.
Djah OPELY












