@informateur ci- En Afrique du Sud, près de 400 migrants étrangers ont été évacués ce jeudi d’un centre religieux situé à Durban, après plusieurs jours de tensions liées à des menaces de groupes hostiles aux immigrés. L’opération a été menée par la police sud-africaine afin d’assurer la sécurité des personnes concernées.
Les migrants, originaires notamment de la République démocratique du Congo, d’Éthiopie, du Rwanda et de Somalie, avaient trouvé refuge dans ce lieu religieux par crainte d’attaques xénophobes. Parmi eux figuraient de nombreuses femmes et des enfants.
Sous escorte policière, les exilés ont été conduits à bord de bus vers un centre gouvernemental destiné aux réfugiés.
Lors de l’évacuation, des dizaines de militants anti-immigration se sont rassemblés aux abords du site, applaudissant et scandant des slogans hostiles tels que « Dehors ! ».
Dans les bus, certains migrants ont montré leurs papiers d’identité à travers les vitres afin de prouver qu’ils séjournaient légalement sur le territoire sud-africain.
Cette nouvelle crise remet en lumière les tensions récurrentes autour de l’immigration en Afrique du Sud, un pays régulièrement confronté à des violences xénophobes visant des ressortissants étrangers africains.
Face à la situation, l’ONG Human Rights Watch a appelé les autorités sud-africaines à agir fermement contre les groupes d’autodéfense et les discours de haine. Mardi, l’organisation a exhorté Pretoria à « ne pas tolérer que des groupes d’autodéfense s’en prennent violemment aux ressortissants étrangers», tout en demandant que les auteurs de violences soient traduits en justice.
Les autorités sud-africaines n’ont pas encore précisé combien de temps les migrants resteront dans le centre d’accueil gouvernemental.
Djah OPELY












