‘@informateur.- L’actualité et les débats liés au séjour à Ouagadougou de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, ont servi de prétexte au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du Burkina Faso pour éclairer la lanterne de l’opinion.
Dans un communiqué en date du 8 juillet 2022 dont Informateur.ci s’est procuré copie, « le CSM au regard de ses attributions légales, n’a pas le pouvoir de suspendre le mandat d’arrêt émis contre M.Blaise Compaoré à la faveur du procès lié à l’assassinat de feu Thomas Sankara comme cela a été faussement prétendu par certains », dénonce son président, Jean Mazobè Kondé.
Il explique que la poursuite du mandat décerné contre M. Compaoré relève « légalement de la justice militaire ». Par ailleurs, le magistrat soutient que « la loi met à la charge de l’exécutif le devoir d’apporter son concours pour l’exécution des décisions de justice et ne lui confère pas le pouvoir d’apprécier de l’opportunité de l’exécution des dites décisions », conclut Jean Mazobè Kondé.
Pour rappel, une partie de l’opinion burkinabè et la défense des parties civiles se sont élevées contre le séjour, depuis jeudi, de Blaise Compaoré dans le cadre d’une rencontre des anciens chefs d’Etat burkinabè à l’initiative des autorités militaires de la transition. Elles reprochent à la justice de ne pas actionner le mandat d’arrêt.
Alfred SIRIMA













