@Informateur- 24 heures après le coup d’Etat qui a mis fin au régime de Roch Marc Christian Kaboré, Bassolma Bazié, anciennement Secrétaire général de de la Confédération générale du Travail (CGT-B), a réagi sur son compte Méta.
Pour Bassolma Bazié, la situation du Burkina Faso est bien difficile. Il énumère, entre autres, au moins 2500 morts dont 500 FDS, au moins 38.000 cas de crimes et de délits, 2923 écoles fermées et 1.501.775 personnes déplacées. «Ces déplacés internes, représentant 83% des déplacés internes des 5 Pays du G5 Sahel et 58% des PDI en Afrique de l’Ouest», fait-il remarquer.
Avant d’assener : «Je ne cesserai de me répéter qu’une intervention armée dans un processus démocratique est généralement une conséquence d’une gouvernance par embuscade (Corruption, crimes, mensonge d’Etat, arrogance, suffisance, violation des libertés, non tenue des engagements etc.). On pourrait donc condamner vivement une conséquence, mais tant que la cause n’est fortement combattue et éradiquée, les conséquences se présenteront toujours».
S’adressant à la junte militaire, l’ex-Secrétaire général de la CGT-B les conseille de «travailler sur un bref délai et de façon urgente à la réouverture des frontières». Estimant que la situation nationale est tellement particulière que «nous ne pouvons pas nous réserver ce luxe». Le syndicaliste s’est également soucié du sort des personnalités détenues par la junte. Il en appelle à un traitement humain de ces dernières. «Que les hommes en tenue comprenne que la seule sécurité pour tout pouvoir, c’est sa légitimité populaire : c’est-à-dire, poser des actes en conformité avec les aspirations du Peuple au nom duquel on agit. Dans les mêmes conditions de pression et de température, on a invariablement le même résultat. Autrement dit, les mêmes causes produisent les mêmes effets! », prévient-il.
Charlène ADJOVI












