@Informateur- Me Hermann Yaméogo, président de l’UNDD, a réagi à la présumée tentative de coup d’Etat annoncée, mardi, par le procureur du Faso. En effet, dans une interview qu’il a accordée au journal le Quotidien, dans sa parution de ce jeudi 13 janvier 2022, Me Hermann Yaméogo estime que la situation sécuritaire du Burkina Faso fait moins le lit d’un coup de force qu’une insurrection voire une guerre civile.
«Avons-nous affaire à un vrai cou à un faux coup d’Etat?», s’est d’abord interrogé le président de l’UNDD. Et d’enfoncer le clou : «La question domine actuellement dans l’opinion. Mais quoiqu’il en soit pour moi, toutes les conditions économiques, politiques, militaires, sociales et diplomatiques, sont réunies au-delà d’un coup d’Etat, pour une insurrection, une révolution et pire pour une guerre civile».
Justifiant ses affirmations, Me Hermann Yaméogo ajoutera que : «Quand devant de graves enjeux collectifs qui en appellent logiquement à l’union sacrée, une gouvernance se réfugie dans l’autoritarisme et cultive autant la désespérance (à ne pas confondre avec la résilience), de telles réactions de survie finissent toujours par se produire. Pour tout vous dire, cette perspective de coup d’Etat crainte ou souhaitée faisant partie du quotidien des Burkinabè, (jusque dans certains cercles du pouvoir, ou tous ne s’alimentent pas au râtelier de l’irréalisme), n’est pas ce qu’on qualifierait de scoop».
Faut-il le rappeler, mardi dernier, le procureur du Faso a annoncé dans un communiqué l’interpellation de 8 milliaires dont le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana était, ancien commandant du 12e Régiment d’Infanterie Commandos et commandant des groupements de sécurisation du secteur Ouest de Grand Nord.
Alfred SIRIMA












