A l’approche des élections présidentielles au Burkina-Faso, qui sont prévues en 2020, le Collectif des associations et mouvements de jeunesse de Côte d’Ivoire (CAMJBCI), est monté au créneau pour dénoncer une pratique «mal saine» d’une association qui pourrait jouer en défaveur du vote de la diaspora burkinabè pendant ces élections.
En effet, dans une lettre ouverte adressée au président du Faso Roch Marc Kaboré et à plusieurs membres de son gouvernement, le CAMJBCI accuse le TOCSIN (Tous pour le Combat de la Solidarité et de l’Intégration), une association de droit burkinabè de tenir des conférences et de prendre des décisions en leur nom pour les élections présidentielles de 2020.
Le CAMJBCI, accuse également le TOCSIN d’avoir boycotté «notre lutte pour la mise en œuvre de notre droit fondamental qu’est le vote aux élections générales de cette année-là », indique la lettre ouverte.
Par ailleurs, le Collectif des associations et mouvements de jeunesse de Côte d’Ivoire, a indiqué qu’à compter du jeudi 22 février dernier, «l’association le ‘’TOCSIN’’, n’est plus tolérée encore moins habilitée, à poser des actes en notre nom, nous associations de la diaspora burkinabè », précise la lettre. En outre, les dirigeants du CAMJBCI, demandent aux autorités burkinabè de prendre désormais attache avec eux pour toutes informations les concernant, car disposant «en son sein de plusieurs structures associatives crédibles capables de parler en son nom et pour son compte».
– La goutte d’eau qui a fait déborder le vase
Malgré les faits et gestes du TOCSIN posés au nom des Burkinabè vivant à l’extérieur, le CAMJBCI est resté silencieux, estimant peut-être que cette association se raviserait et viendrait se concerter avec ses dirigeants pour les décisions concernant les Burkinabè vivant à l’extérieur. Mais la petite goutte d’eau qui a fait déborder le vase et qui a poussé les dirigeants du CAMJBCI à adresser une lettre ouverte au président du faso, remonte au 22 février 2018.
A cette date, le TOCSIN avait organisé une conférence de presse publique au Faso, sur le vote des Burkinabè de l’étranger aux élections à venir, avec pour invité spécial la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sans toutefois inviter une seule structure de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire.
Le président du CAMJBCI, Zallé Moussa, et ses collaborateurs ont donc jugé que c’était l’élément de trop. Raison pour laquelle ils ont décidé de saisir les premières autorités du Burkina, pour que le TOCSIN cesse de prendre et de s’impliquer dans les décisions les concernant. Vu que cette organisation, selon le CAMJBCI, n’est pas chargée de représenter les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire auprès des autorités du Burkina-Faso.
Georges Kouamé











