«Ce qui frappe ce n’est pas la pluralité des associations, mais leurs antagonismes », a déploré l’Ambassadeur Zongo Mahamadou lors de l’interview accordée au site informateur.info. Comment ne pas lui donner raison ? En effet, les différentes associations et organisations burkinabè en Côte d’Ivoire font doublon, ce qui dénote l’inorganisation de la communauté. Il n’est pas rare de voir des leaders se combattre, les uns estimant avoir plus de légitimité que les autres. Untel se considère comme le Chef des Burkinabè en Côte d’Ivoire, tel autre se croit investi, lui aussi, de la confiance de ses compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Résultat des courses, ils se combattent et se disputent un leadership dont la légitimité est un leurre. C’est le cas, par exemple, du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire et du Conseil des chefs et notables burkinabè en Côte d’Ivoire. Ces deux organisations se livrent une ‘’guerre sans merci’’, l’une se croyant supérieure à l’autre. Et pourtant, comme l’a rappelé, fort à propos l’Ambassadeur Zongo Mahamadou, ‘’aucune association n’est au-dessus d’une autre’’.
On ne peut donc qu’encourager celui-ci lorsqu’il exprime sa volonté de mettre de l’ordre dans tout ça avec le concours de ‘’personnes ressources’’ afin de trouver un consensus dans la manière de désigner ou d’élire les différents responsables de structures regroupant les Burkinabè en Côte d’Ivoire. Un processus qui devrait, à terme, contribuer à organiser la communauté burkinabè qui pâtit de ‘’l’anarchie’’ qui règne en son sein.
Tassigny Auriol













