Le chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro, a appelé ce samedi 27 janvier dernier au respect de la tradition qu’il considère comme l’identité culturelle des Africains. C’était à l’occasion de son intégration à la génération des Tchagba Djehou dont la cérémonie s’est déroulée à sa résidence de Marcory, une commune d’Abidjan. «Ne vous amusez pas avec la tradition», a conseillé Guillaume Soro qui porte désormais le nom de Djoman Djragbou Guillaume. Et de poursuivre : «Chez nous, quand tu trahis un élément du bois sacré, la sanction c’est la mort ». En intégrant donc la génération Tchagba Djehou, Guillaume Soro a dit prendre la pleine mesure de l’engagement. «Je vois en vous (les ebriés) les mêmes éléments que nous avons chez nous les Sénoufos. C’est pourquoi, moi aussi je me suis engagé à aller dans cette génération Tchagba Djehou. Nous sommes de la même génération, ça vous oblige, que vous le vouliez ou non, ce qui vous arrive me concerne, ce qui m’arrive vous concerne aussi» a laissé entendre le chef du parlement. Pour Guillaume Soro, au-delà du cérémonial qui le met à l’honneur, les Ivoiriens doivent faire en sorte que leurs cultures demeurent et soient valorisées. «Quand les Occidentaux viennent ici, ce n’est pas pour nous regarder sapés dans des costumes mal taillés. Parce qu’on ne réussira jamais à tailler nos costumes mieux qu’eux. Mais ce qu’ils veulent venir voir chez nous, c’est nos habits, nos pagnes, parce que personne ne pourra être plus fort que nous dans nos pagnes, dans nos habits. Et c’est ça qui fait la richesse de l’humanité, du monde », a-t-il expliqué.
La notabilité d’Abatta a annoncé au président de l’Assemblée nationale que son intégration se fera le 03 mars prochain en présence des populations des 13 villages Tchamans du disctrict d’Abidjan.
Dalima Dahoué












