Après plus de 2 années de retrait de la tête du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, a repris les rênes du parti de l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré. Son retrait, faut-il le rappeler, était lié à ses demélés avec la justice burkinabè dans le cadre du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Blanchi, Eddie Komboïgo, reprend donc le fauteuil de chef du CDP des mains de Marie Joseph A. Tapsoba qui en assurait l’intérim.
Le président intérimaire a cédé officiellement la place à l’ancien ministre de la jeunesse du Faso, au cours de la 61ème session du Bureau politique national (BPN), qui a eu lieu le dimanche 25 février 2018, devant des centaines de militants, du parti de l’opposition politique burkinabè.
Se prononçant sur la vie du Congrès pour la démocratie et le progrès, ainsi que la reprise de fonction d’Eddie Komboïgo, le président intérimaire sortant a indiqué que ce dernier n’avait jamais été déchu de «ses fonctions de président» et que «assurer l’intérim d’un tiers à la tête d’une organisation, ne signifie pas que celui qui est président disparaît», a indiqué Achille Tapsoba, le premier vice-président, avant de s’adresser aux détracteurs du CDP. «Le CDP restera un parti fort et rompu à toute épreuve, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure», a-t-il lancé.
Soulignons que Eddie Komboïgo assurera la présidence du CDP, jusqu’aux élections présidentielles de 2020. Il est arrivé à la tête du parti en mai 2015, à l’issue du 6ème congrès de l’ancien parti au pouvoir.
Georges Kouamé












