@informateur.ci- Koudougou Sibiri Ferdinand est le Président du Conseil d’administration (PCA) de la Société Coopérative Agricole Entente de Mahino (Socopem coop-ca) et l’un des membre fondateurs de l’Union Nationale des Sociétés Coopératives Agricoles Leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI). Nous sommes allés à sa rencontre à San-Pedro. La coopérative s’étend sur l’axe Tabou et Grabo (District du Bas-Sassandra), bien qu’elle soit étroitement liée commercialement et administrativement à la grande région portuaire de San Pedro.
- Une coopération dynamique et active
Très active dans le domaine de la production, la collecte, le stockage et la commercialisation du Café-Cacao, la Socopem coop-ca, qui se distingue par son dynamisme, a fait du chemin et a pris de l’importance depuis sa création en 2006. D’après le PCA Koudougou Sibiri Ferdinand, c’est cette année-là que l’idée de mettre en place cette coopérative a été lancée. «C’est en 2006 que je suis arrivé à Mahino. J’ai parlé à mes collègues et ils ont dit que l’idée de la création de la société coopérative était la bienvenue. Beaucoup de planteurs ont adhéré et jusqu’en 2008-2012 nous sommes passés à 600 membres. Ensuite, on a obtenu la Certification et au fur et à mesure les autres planteurs ont adhéré. Dieu merci, je peux dire aujourd’hui que nous avons apporté quelque chose à nos membres», rappelle-t-il.
- La crise des stocks résiduels non écoulés
Il souligne que sa structure a aussi été confrontée à la situation des stocks résiduels non écoulés de la campagne principale 2025-2026. «Le 15 décembre (ndlr 2025), notre partenaire commercial, nous a dit qu’il va arrêter les achats. Nous avons aussitôt appelé nos membres pour leur dire que notre partenaire-clé va arrêter les achats. Jusqu’à ce jour, nous avons toujours des stocks invendus sous la main. Mais nous avons expliqué la situation à nos membres et presque tous ont compris. Notre problème est désormais au niveau de la banque qui nous a prêté de l’argent avec lequel nous avons acheté les produits que nous n’avons pas pu revendre. Comment solder nos dettes ? Voici le problème», confie le PCA de la Socopem coop ca.
- Une coopérative pionnière dans la transformation
Entre 2007 et 2008, la SOCOPEM COOP-CA a initié un projet de fabrication du savon à base de cacao qui n’a pas pu être mené à terme en raison de difficultés rencontrées par la coopérative. «Nous avons commencé le projet de transformation du savon à base de cacao depuis 2007- 2008. Nos productrices ont été formées à cela. Mais nous avons connu des difficultés par rapport à la chute des prix due à la crise du cacao en 2021- 2022. Certains membres sont partis et il fallait travailler à relancer la coopérative. C’est ce qui explique le retard dans ce projet. Mais nous avons repris le projet et nous avons déjà regroupé les femmes qui vont travailler dessus. Nous allons leur donner les moyens pour le faire», annonce Sibiri Ferdinand.
- L’installation de l’UNSCAL-CI à San Pedro
Le Pca Sibiri Ferdinand a également abordé une question qui, à ses yeux, revêt une grande importance. C’est l’installation de l’Union Nationale des Sociétés Coopératives Agricoles Leaders de Côte d’Ivoire dont il est l’un des membres fondateurs à San-Pedro. À l’en croire, les préparatifs de l’installation de la faîtière dans la ville balnéaire ont commencé. Et ce n’est qu’une question de temps, assure-t-il. «Nous allons faire en sorte que l’Unscal-ci vive à San Pedro et nous avons déjà commencé à faire les démarches pour que les coopératives agricoles de la zone adhèrent à l’Unscal-ci. Je suis en phase avec le président Moussa Sawadogo et les autres collègues planteurs de Tabou et d’autres villes. Nous allons bientôt organiser une rencontre pour l’implantation de l’UNSCAL-CI à San Pedro», rassure le PCA de la Socopem coop ca.
- Le partenariat UNSCAL-CI-SGCI, un atout majeur
Il a enfin exprimé son point de vue sur la convention de financement conclue entre l’Unscal-CI et la Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI), signée le 30 juillet 2026 à Yamoussoukro. La satisfaction de Sibiri Ferdinand est indéniable. «Si la SGCI nous appuie pour le financement, je suis content. Ce partenariat est une très bonne chose. Puisque je suis déjà moi-même un client de la SGCI et à ce titre, la banque m’a accordé un financement l’an passé. Vous savez que sans financement, on ne peut rien faire. Ce partenariat est une bonne chose, j’apprécie cela et je suis content pour tous ceux qui vont avoir le financement grâce à ce partenariat avec la SGCI», se réjouit-il.
Source: Unscalci.com












